Calendrier de l’Avent – Jour 4
Thouarcé, 15 juillet 1793 – Mort de Françoise GAUTREAU, tuée à Thouarcé.
Des insurgés, qui s’en allaient combattre les patriotes et passaient par le bourg de Thouarcé, ont tué dans la rue, une jeune femme qui se tenait devant la porte de son maître. Qu’avait-elle donc fait pour mériter cela ? Était-ce un accident ? Une vengeance ? Les circonstances de sa mort resteront à jamais mystérieuses, puisqu’en l’absence des autorités, aucun procès-verbal ne fut dressé.

Le début de l’acte se trouve sur une page du registre très abimé. On peut lire la date, que l’on retrouve à la page suivante, « juillet mil sept cent quatre vingt treize« , quelques noms tels que « COCHARD membre du conseil général« , mais c’est à peu près tout. Heureusement le feuillet suivant est en bien meilleur état.

de Martigné-Briand frère de Françoise GAUTREAU ci après nommée, François René ROCHARD marchand chez lequel elle demeuroit en qualité de domestique, âgé de quarante huit ans, et Paul JAUNAU voiturier âgé de quarante un ans, ces deux derniers domiciliés de cette commune de Touarcé, département de Mayne et Loire, lesquels m’ont déclaré que la dite Françoise GAUTREAU âgée de vingt sept ans et environ quatre mois, tuée en ce bourg de Touarcé devant la porte dudit ROCHARD lundi quinze de ce mois sur les unze heures avant midi par […]insurgés qui dessendaient en ce bourg de Touarcé pour combatre contre les patriotes, que vu les circonstances malheureuses et que les corps judiciaires ne sont et ne peuvent être en exercice, il n’a pas été dressé de procés verbal de mort de la dite Françoise GAUTREAU, que neamoins je me suis assuré du decès de ladite Françoise GAUTREAU tuée dans la rue au bourg de Touarcé, Chemin d’Angers à Vihiers, et j’ai dressé dudit decés le present acte que le dit Georges GAUTREAU et ledit ROCHARD ont signés avec moi, ledit JAUNAU a déclaré ne savoir signer de ce enquis, Fait en la Maison Commune de TOuarcé ledit jour, mois et an cy dessus.
Le frère de Françoise GAUTREAU, Georges, qui sait signer, est originaire de la paroisse de Martigné-Briand. Il est assez facile de retrouver son ascendance…

Françoise avait au moins deux frères, Georges, présent à sa sépulture, et René. Lorsque ce dernier meurt, le 30 thermidor de l’an XII, il est dit être cultivateur et son surnom est « Le Blanc« … Peut-être est-ce un pur hasard mais c’est ainsi que l’on nommait les Vendéens…

Les Républicains n’étaient-ils pas les Bleus ?
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Oui, bien sûr… (J’avais tellement envie qu’elle soit une « bleue », que j’ai écrit le contraire…)
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Les blancs, c’était les vendéens. Comment cette femme de 27 ans n’était-elle pas mariée, curieux pour l’époque ? Etait-elle « simple d’esprit », comme on disait à l’époque, et par là même, peu respectée ?… Tout ne restera que supposition. Sa sépulture a-t-elle eu lieu à Martigné-Briand pour retrouver l’acte ? A suivre, Scherlok- Holmette !
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Elle était domestique, peut-être en « quasi-ménage » avec son patron, qui sait ? ( très mal vu, bien-sûr), mais on n’en saura jamais plus…
Pas d’acte en 1793…
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Le décès est du 15 juillet 1793. C’est le jour de la bataille de Chavagnes/ Martigné-Briand. Thouarcé est très proche (passage de troupes).
Les Vendéens (battus) venaient de l’ouest (côté Thouarcé), les Républicains de l’est.
Ce ne doit pas être un accident.
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Ce serait un meurtre alors ? Quelle est ton idée pour dire que ce ne doit pas être un accident ? Cela m’intéresse bien d’en savoir davantage.
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C’est encore moi la première anonyme (« Comment cette femme de 27ans n’était-elle pas mariée »). Rose Virgule
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Françoise Gautreau est tuée le 15.07.1793 vers 11 h dans le bourg de Thouarcé, devant la maison de son « employeur » qui est marchand.
A cette heure, les derniers Vendéens traversent ce bourg pour se diriger vers Martigné où la bataille commence vers midi. C’est une journée de très forte chaleur.
Une altercation aurait-elle dégénéré ? Simple hypothèse mais c’est plausible.
« La commune prit rang parmi les patriotes contre l’insurrection » dict. hist. de M. et L. 1e éd.
Pourtant « le 8 sept. de l’année, les hussards de Grignon brûlent le bourg ». Louis Raimbault
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