L comme Le Pin-en-Mauges

Situation

Le Pin-en-Mauges est une ancienne commune  située dans le département de Maine-et-Loire, et plus exactement dans les Mauges entre Chalonnes-sur-Loire et Beaupréau, devenue le 15 décembre 2015 une commune déléguée au sein de la commune nouvelle de Beaupréau-en-Mauges.

Mes ancêtres originaires du Pin-en-Mauges

Selon mon logiciel Heredis, mon arbre contient actuellement 197 utilisations de ce lieu, dont une cinquantaine pour mes ancêtres directs.

Principaux patronymes

GAZEAUGUINEBRETIERE ROZE USUREAUVERRON

Baptêmes

Une vingtaine de mes ancêtres ont vu le jour au Pin-en-Mauges, parmi lesquels :

  • Le 9 mars 1599, Sébastien ROZE, fils de Mathieu ROZE et de Mathurine RAHARD.
  • Le 3 septembre 1608, Jacquette CHERBONNIER, fille de Jacques CHERBONNIER et de Mathurine GAZEAU.
  • Le 13 avril 1629, la fille de Sébastien ROZE et de Jacquette CHARBONNIER, Jacquette ROZE, est baptisée.

Le 26 novembre 1633, Suzanne PETIT voit le jour au Pin-en-Mauges. Elle est la fille d’Etienne PETIT et de Mathurine GAZEAU, elle-même baptisé au Pin, le 31 juillet 1605 ; mais la marraine de Suzanne est un peu mystérieuse…

Mariages

Voici les dix mariages de mes ancêtres célébrés dans l’église du Pin-en-Mauges :

  • 20 juin 1633 – Jacques USUREAU épouse Renée GAZEAU.
  • 26 février 1656 – Françoise VERRON épouse Jacquette ROZE.
  • 31 octobre 1633 – Jean RICHOU épouse Catherine PINEAU.
  • 6 juillet 1671 – Jacques SUPIOT épouse Renée MOREAU.
  • 21 juin 1678 – Pierre RIPOCHEAU épouse Jacquine VERRON.
  • 24 novembre 1700 – Mathurin USUREAU épouse Renée RIPOCHEAU.
  • 27 novembre 1719 – Pierre DELAUNAY épouse Renée GOURDON.
  • 24 février 1727 – Julien GUINEBRETIERE épouse Renée FOULLARD.
  • 9 février 1735 – Michel DILÉ épouse Jeanne BOUMARD.
  • 6 février 1741 – René COLINEAU épouse Marguerite LEFORT.

Sépultures

Environ une petite vingtaine de mes ancêtres sont décédées au Pin-en-Mauges, dont Etienne PETIT, enterré dans le grand cimetière, le 22 juillet 1675, jour de la bienheureuse Sainte Magleine.

Le-Pin-en-Mauges, BMS 1649-1680, vue 178/226 – AD49

Le 4 août 1687, Jacquine VERRON, âgée de 25 ans, meurt des suites de son accouchement.

A noter – Si je ne descends pas directement de Jacques CATHELINEAU, ma branche CATHELINEAU n’en est guère éloignée et il y a fort à parier pour qu’il soit notre cousin… (Recherches à suivre…)

Le Pin-en-Mauges par Célestin Port

Le Pin-en-Manges, circonscription de Beaupréau (9 kil.), arrondissement de Cholet (23 kil.) ; – à 40 kil. d’Angers. — Ecclesia Sancte Marie de Pinu 1146,1156 (Liv. d’A., f 4 et 6), 1100 et 1160 circa (2e Cartul. de St-Serge, p. 14, 17, 70; Pr. de St-Quent.-en-M., ch. or, 33). — Pignus 1326 (G 16). — Pinus 1614 (Arch. du Doyenné de Jallais). — Pin en Mauge 1466 (Arch, de la Cure). — Ecclesia sancti Padvini du Pin in Maugia 1651 (Ibid). — Sur un haut plateau
(120 mèt. au centre), entre la Poitevinière (3 kil.) au Sud et à l’Est, Neuvy (7 kil.) à l’Est, St-Quentin-en-Mauges (6 kil.) au Nord, Chaudron (8 kil.) au Nord et à l’Ouest, la Salle-Aubry (7 kil.) à l’Ouest.
La route départementale de Cholet à St-Augustin-des-Bois monte directement du Sud au Nord, reçoit sur la gauche, à quelques mètres du bourg, le chemin de grande communication de Beaupréau, s’incline vers Nord pour traverser le bourg, — ralliée à gauche vers Nord-Ouest par le chemin d’intérêt commun de la Croix-de-Fer, à droite vers l’Est par le chemin vicinal de Neuvy, — et se continue jusqu’au sortir vers Nord-Est à 4 kil. 1/2 de son entrée sur Ie territoire.
Y passent les ruisseaux de Jousselin, — dit dans ce parcours de la Roche-Ferrière, — de la Frimardière, de Ia Guiltière. Y naissent les ruisseaux de la Jousselinière, de la Lande-Chaperon et de Cache-Souris, — qui nait près la Bourliere, passe à l’Est du bourg, au Bois, au Cerisier, au moulin dont il prend le nom, forme limite avec la Poitevinère dont il traverse le territoire du Nord au Sud en s’enlaçant à la route départementale et se jette dans Ie ruisseau du Gué-Aussant, après 7 kil. de cours, — et Ies ruisselets de Ia Grande-Chabossièreet de la Naletrie, qui forme limite avec St-Quentin.
En dépendent les hameaux du Bois (5 mais., 27 hab.), do Petit-Pâtis (4 mais., 15 hab.), de Breteau (4 mais.. 18 hab.), de la Sévrie (3 mais., 25 hab.), le château de la Jousselinière et 52 fermes ou écarts dont une trentaine forment groupes de deux maisons.
Superficie : 1688 hect. dont 3 hect. en vignes, 33 hect. en bois taillis ou futaies, 17 hect. en
châtaigneraies, 270 hect. en prés, le reste en labours, y compris les 70 hect. encore délaissés en landes il y a 40 ans.
Population : 105 feux, 476 hab, en 1720-1726. – 130 feux en 1789. – 768 hab. en 1792. – 780 hab. en 1821. — 826 hab. en 1831. — 843 hab. en 1841. – 905 hab. en 1851. – 938 hab. en 1861. — 905 hab. en 1866. — 885 hab. en 182, dont 375 au bourg, centre du territoire, tout entier rebâti depuis la guerre, en maisons basses à toitures de tuiles. V. une lithographie par Drake dans l’Album Vendéen de M. Lemarchand. — Sur la place un terre-plein aujourd’hui en culture, portait le monument de Cathelineau, dont on aperçoit sur la gauche, la maison transformée en écurie ; — à l’extrémité vers l’Ouest un Calvaire.
Commerce de fruits, de céréales, de bestiaux ; – fabrique de cercles ; — un moulin à eau ; — La tuilerie est tombée depuis 1858.
Ni marché ni foire.
Perception de Jallais. — Bureau de poste de Beaupréau.
Mairie avec Ecole publique laïque de garçons construite par adjudication du 20 janvier 1846, — et de nouveau, — en même temps qu’une Ecole publique de filles (Soeurs de la
Pommeraie), — par adjudication du 12 juin 1860, les travaux reçus le 8 juillet 1862 (archit. Humeau, de Mêlay).

L’Eglise, dédiée à St Pavin (succursale, 5 nivôse an XIII), sur le plan d’une croix latine (30 mèt. 50 sur 7 mèt. 70 dans la nef, 19 mèt. 30 dans le transept), est un édifice insignifiant de style néo-grec, dont les travaux commencèrent le 5 mai 1843. Achevée en 1845, elle fut bénite le 30 août 1846. On y vient en pèlerinage pour les fièvres à l’autel de Ste-Geneviève. — L’ancienne église, construite de 1510 à 1520, incendiée en 1794, présentait en plan l’inclinaison symbolique du chevet. Un peu en avant du maître-autel, décoré en 1780 de deux statues par Glèdu et en 1775 d’un tableau par Coulet, V. ces noms, s’ouvrait vers Sud la chapelle seigneuriale, remise en état en 1817, — le tout jeté bas et rasé dès 1844.

Nul autre vestige antérieur à la conquête romaine n’est signalé, qu’un quart de statère en or, trouvé en 1863 et dont l’attribution reste contestée entre nos savants locaux, V. Répertoire Archéol., 1863, p. 306 et Congrès archéol, de 1871, p. 52. — Plusieurs voies sillonnaient le territoire, dont l’une, de Chemillé à St-Florent, longeant les limites de Neuvy, pénétrait à l’Est de la Lande-Chaperon, par la Sablière, puis vers Nord-Est entre St-Quentin et la Roche-Ferrière où elle rencontrait la voie d’Angers ; l’autre, du Fief-Sauvin à Angers, entrait au Nord de la Jousselinière, au Sud de la Roche-Ferrière, y coupant la précédente au Sud de la Roche-Ferrière et sortant vers Nord-Est aux environs de la Viellière.

Une famille, portant le nom du fief, figure dans les titres de St-Serge jusqu’à la fin du XIIe siècle et se fond peut-être dans celle du Petit Montrevault, dont relevaient les trois terres seigneuriales de la Jousselinière, de la Roche-Ferrière et de la Blonnière et tout le pays, — ainsi que le titre de fondateur de l’église paroissiale. Le seigneur de Ia Jousselinière, qui y prétend, ne l’obtient que par une concession de 1518, confirmée le 9 avril 1550, à la charge d’en rendre hommage à Montrevault, de qui les curés continuent de relever pour le temporel de la cure. — L’église dépendait au XIIe siècle de l’abbaye St-Florent et dans les bulles de 1146 et de 1156 est désignée sous le vocable de Notre-Dame, qu’elle quitte à une date inconnue pour celui de St-Pavin. Elle était plus tard à la présentation du Chapitre de St-Pierre-Maulimart.

Curés : Jean Maillart, décembre 1466. — Macé Gourreau, mort le 31 mai 1506. — Maurice d’Andigné, licencié ès-lois, mai 1529. — Jean d’Andigné, son neveu, 1549. — Jacq. Gauguet, 1586,1611. — René -Loyer, 1612, mort le 6 août 1630. — Luc Grimault, anc. vicaire, novembre 1630, qui résigne en juin 1643 et meurt au Pin le 14 novembre 1645, âgé de 48 ans. — Pierre Grimault, juillet 1643, moty le 16 mars 1685. Sous son rectorat se fonde la confrérie du Rosaire (1651) et la paroisse est éprouvée par une grande pestilence (1681). — Jean Nau, ancien vicaire, mars 1685, mort le 17 avril 1693. — François Amêlant, docteur en théologie, d’Angers, août 1693, mort le 15 juillet 1721, âgé de 58 ans. — Thomas Compère, de Reims, octobre 1721, mort le 12 avril 1763, âgé de 75 ans. — Franc. Quéneau,juillet 1763, mort âgé de 60 ans le 10 janvier 1785 — Jacq. Cantiteau, d’Andrezé, est installé le 17 janvier 1785, et tandis que son vicaire Bélier, V. ce nom, périt fusillé à Angers, il meurt en sa cure en 1817, sans avoir quitté le pays. Il avait rédigé, à la demande, croit-on, de Beauchamps, l’historien de la Vendée, ses souvenirs en forme de Lettre, dont le Mss., longtemps perdu, vient d’être publié par la Revue d’Anjou.— Son successeur, l’abbé Raimbault, mort le 30 décembre 1875, après 58 ans de gouvernement, a formé et légué à la cure une collection de tableaux et de curiosités sur la guerre de la Vendée. — Le curé constitutionnel Valiès, de Fontevraud, élu le 22 mai 1791, ne prit même pas possession, non plus que Leguendron, élu, à son refus, le 2 octobre suivant.

La paroisse dépendait du diocèse, du Présidial et de l’Election d’Angers, du Doyenné de Jallais, du District en 1788 de Beaupréau, en 1790 de St-Florent, du canton en l’an VIII de Ste-Christine, en l’an X de Beaupréau. Une lieutenance de gabelle y résidait depuis le milieu du XVIIIe siècle. Couverte de bois, surtout de landes, dont le défrichement fut poussé vigoureusement à partir de la déclaration royale de 1766, sans autre industrie que quelques métiers pour Cholet et deux tuileries abandonnées dès 1778, elle était peuplée en grand nombre de pauvres, mais sans mendiants. De 84 habitants présents en 1789 à la rédaction du Cahier 11 seulement savent signer. — On sait que du village même partit le premier chef reconnu de l’insurrection vendéenne, Jacques Cathelineau, V. ce nom, mort le 4 juillet 1793 — C’est la date que portait le monument, dont la première pierre y fut posée à l’anniversaire même, le 4 juillet 1827, inscrite aussi sur les médailles votives et au procès-verbal signé par le fils et par le gendre du général et par nombre de témoins aussi autorisés que l’abbé Cantiteau, qui a fourni la date du 14 à tous les historiens. — Le 6 juillet 1828, la duchesse de Berry y posait la première pierre d’une école et passait la revue des soldats survivants de la grande guerre. Le 4 juin 1832, un dernier combat s’y livra entre une division des Chouans de Chemillé, commandée par Camille Leleu et Aug. de la Béraudière, et un bataillon du 29 de ligne qui fut contraint à battre en retraite.


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