O comme La Chapelle-sur-Oudon

  1. Situation
  2. Mes ancêtres originaires de La Chapelle-sur-Oudon
  3. Histoires insolites à la Chapelle-sur-Oudon
  4. La Chapelle-sur-Oudon par Célestin Port

Situation

La Chapelle-sur-Oudon est une ancienne commune du Maine-et-Loire, intégrée, depuis le 15 décembre 2016, à la nouvelle commune de Segré-en-Anjou Bleu.

Elle est située dans le Segréen, à 4 km de Segré, à une quinzaine de kilomètres du Lion d’Angers et à une trentaine de kilomètres d’Angers.

Mes ancêtres originaires de La Chapelle-sur-Oudon

Dans mon arbre, une cinquantaine d’événements ont eu lieu à La Chapelle-sur-Oudon et une quinzaine de mes ancêtres directs y ont été baptisés, mariés ou enterrés.

Principaux patronymes

AUBERTGAIGNEUX GOYIER SAVARY

Baptêmes

Paul SAVARY naît sans doute aux alentours de 1575 – mais les registres de la paroisse ne remontent pas aussi haut. Époux de Jeanne PINEAU, il eut au moins quatre enfants, dont Claude SAVARY, baptisé vers 1605. Son fils, Michel SAVARY, est baptisé le 17 juillet 1630.

Mariages

Le 10 janvier 1643, se mariait à La Chapelle-sur-Oudon, Mathurine COUÉ, fille de Pierre COUÉ et de Perrine CADOT dont je ne sais preque rien, avec Pierre GAIGNEUX, fils de Jacques GAIGNEUX et de Perrine LIZÉ dont je ne sais, non plus, presque rien… Sauf à l’instant ! Je viens de découvrir sur Geneanet l’acte de baptême de Mathurine COUÉ : elle a été baptisée le 4 septembre 1610 à Grez-Neuville. Sa filiation étant certaine, puisque écrit noir sur blanc sur son acte de mariage, aucun doute n’est permis.

Acte de baptême de Perrine et Mathurine COUÉ, soeurs jumelles – Grez-Neuville – BMS – 1570-1785, vue 336/629.

Et voici une nouvelle paroisse qui fait son entrée dans mon arbre… Qui sait ? Peut-être fera-t-elle l’objet un jour d’un article du Challenge AZ.

Françoise AUBERT, fille de Sébastien AUBERT et de Françoise LEBRETON épouse Michel SAVARY le 7 juin 1655.

Le 17 février 1670, René GOYIER, fils d’Etienne GOYIER et de Marguerite DUGAST, épouse Françoise GAIGNEUX, fille de Pierre GAIGNEUX et de Mathurine COUÉ.

Et le 6 février 1703, Michel SAVARY, fils de Michel SAVARY et Françoise AUBERT, épouse Marie GOYIER, fille de René GOYIER et de Françoise GAIGNEUX.

Sépultures

Mes ancêtres directs inhumés dans le cimetière de La Chapelle-sur-Oudon.

Histoires insolites à la Chapelle-sur-Oudon

6 septembre 1671 – Baptême de Georgine SAVARY, fille d’Yvonne SAVARY et de père inconnu.

La Chapelle-sur-Oudon par Célestin Port

La Chapelle-sur-Oudon, canton et arrondissement de Segré (4 kil.) ; – à 33 kil. d’Angers. – Entre Louvaines (2 kil.) au Nord, Andigné (4 kil.) et le Lion-d’Angers à l’Est, Gené (8 kil.) et Marans (6 kil.) au Sud, Ste-Gemmes d’Andigné (6 kil.) et Segré à l’Ouest.

Le bourg s’élève sur le bord de la rive droite de l’Oudon, qu’y coupe une écluse de moulin, à 300 mètres de la route nationale d’Angers à Rennes, qui traverse dans toute sa largeur le coteau supérieur du territoire vers Sud (67 à 71 mètres de hauteur). – Le chemin de fer projeté passe de l’Est à l’Ouest en ligne droite par le Souci et la Batellerie.

Y naissent les ruisseaux de bauné ou de la Gemmeraie, du Jarry, des Petits-Prés, de la Normandière, de la Coutablaie ; – y passe l’Oudon, qui forme la limite Nord en séparant de Louvaines et pour partie de Segré.

En dépendent les villages ou hameaux des Gaudines (18 mais., 45 hab.), de la Baderie (9 mais., 28 hab.), de la Naissance (7 mais., 32 hab.), des Philipaudières (6 mais., 24 hab.), du Grand-Baugé (4 mais., 14 hab.), de la Carrelière (6 mais., 17 hab.), les châteaux de la Lorie et de Gemmeraie et 42 fermes ou écarts.

Superficie : 1223 hectares 75 ares 50 centiares. En 1823 le faubourg dit du Pont-de-Verzée et de plus 54 hectares, par une loi de mars 1865, en ont été détachés et réunis à la commune de Segré.

Population : 165 feux en 1720. – 187 feux en 1789. – 890 hab. en 1826. – 782 hab. en 1830. – 750 hab. en 1841. – 781 hab. en 1851. – 729 hab. en 1861. – 720 hab. en 1866. – 746 hab. en 1872, dont 255 au bourg (61 mais., 77 mén.).

Bureau de poste et Perception de Segré.

Ni foires, ni marchés, ni assemblée. – Le pays, tout agricole, produit surtout du froment, un peu de seigle et de lin, du sarrasin, des choux ; la vigne, autrefois très épandue et depuis cent ans tout à fait disparue, y a été replantée pour la première fois en 1869 à la Ménité. Des pommiers à cidre, des noyers, des châtaigniers bordent les champs ; un bois considérable, exploité pour cercles, des carrières de sable rouge et de quartz pour les routes occupent un certain nombre d’ouvriers ; – près du bourg une écluse, et sur l’îlot, un moulin.

La Mairie est installée du 1er janvier 1871 dans une maison récemment acquise, près l’église, au Sud du choeur, avec Ecole communale de garçons. – Ecole de filles (Soeurs de Saint-Charles).

L’Eglise, dédiée à St Martin de Vertou (succursale, 5 nivôse an XIII), a été reconstruite en 1774 aux frais du curé Guittet, sans autre secours que les charrois gratuits par les métavers. – C’est un édifice (32 mètres 50 sur 6 mètres 87) formé d’une seule nef et d’un transept à peine accusé, dont le mur du fond vers le choeur sert d’appui à deux autels à droite de St-Sébastien, à gauche de la Vierge, avec statues remarquables de Leissner, V. ce nom, entourées de nuées d’angelots et d’une décoration polychrome. – A l’entrée du choeur, un élégant autel du XVIIIe siècle ; au fond une Annonciation de la Vierge et deux mauvaises statues de St Pierre et de St Martin ; dans le bras gauche du transept, l’inscription funéraire de Ch.-Fr. Camille Constantin de la Lorie, mort le 10 février 1791, âgé de 68 ans, « charitable pour les pauvres. Il sçut les occuper de travaux utiles. » Au Sud s’appuie la masse carrée du clocher, à doubles murs de 40 pieds de haut, avec dôme de 20 pieds portant une flièche de 30 pieds surmontée d’une croix. – A l’entrée, à gauche, du parvis qui précède l’église une antique croix de pierre fichée en terre, sans inscription ni moulure, signale seule la place d’une tombe.

Le Presbytère, remarquable par sa position au-dessus de la rivière et ses jardins en terrasses, a été racheté par la commune le 6 septembre 1827, approuvée par ordonnace du 25 avril 1828.

Aucune trace celtique ni romaine n’est signalée sur le teritoire, quoiqu’il fût traversé bien cetainement par la voie antique du Lion à Segré, le long de la rive droite de l’Oudon. La route, jusqu’à ces dernières années, descendait jusqu’au travers du bourg et n’en a été détournée que depuis 1850. Au point de rencontre du vieux et du nouveau chemin s’élève la Croix des Demoiselles, V. ce mot.

Je n’ai rencontré aucun document sur l’origine de la paroisse, qu’on peut affirmer seulement antérieure au XIVe siècle.

Curés : Jean Jousselin, 1569. – François Mesnard, mort à Angers le 8 avril 1578. – François Mesnard, son neveu sans doute, bachelier en décret, 1581, 1587. – Jean de Vaux, 1619, 1643. – Claude Badin, 1645, 1684. – C. Fouquerée, 1681, novembre 1689. – Mathurin Quittet, février 1690, résigne en 1712, et meurt à Angers le 6 juillet 1720, âgé de 55 ans. – Michel Quittet, 1712, avril 1778. – J.-B. Poilpré de la Masselière, août 1718, décembre 1752. – André Quittet, avril 1753, mort le 22 juin 1780. – Renée Forget, août 1780, mai 1791. – Son vicaire et son ami Dubois le remplace le 17 mai 1791, comme curé constitutionnel, en demandant  » à garder avec lui son petit curé, qui n’a jamis sifflé mot contre la Constitution. » – Arrêté néanmoins, Forget fut détenu au Séminaire d’Angers et périt, croit-on, dans une noyade à Monjean ou à Nantes.

Le fief et seigneurie du nom dépendait jusqu’à la Révolution de la Lorie, qui les relevait de Vern. – Plusieurs moulins, dont un à draps, y existaient dès le XVIe siècle et appartenaient au seigneur du Mas, en payant la redevance annuelle d’une paire de gants au seigneur de la Maffrère et 18 boisseaux de seigle au curé. – Quelques métiers y fabriquaient toile et lainage en 1789.

La paroisse dépendait du Doyenné de Candé, de l’Election d’Angers, du Grenier à sel de Candé, du District en 1788-1790 de Segré.

Elle se trouva en pleine chouannerie et à plusieurs reprises pillée. – Encore après 1830 la paix n’y fut pas maintenue sans peine, et le maire dut se réfugier à Angers avec sa famille.

Maires : Claude Giron, 1790, puis juge de paix. – Jean Roullois, 1792. – Nicolas Rousseau, 1794, août 1813. – Claude Giraud, août 1813, février 1819. – Nic.-Cl. Gauget, février 1819, juin 1821. – René Praizelin, juin 1821, novembre 1831. – Pierre Marion, 1832, septembre 1848. – Albert de St-Genis, 3 septembre 1848. – novembre 1870. – Pierre Tirlier, 6 septembre 1870 en fonctions, 1874.