Q comme Querré

  1. Situation
  2. Mes ancêtres originaires de Querré
  3. Histoires insolites à Querré
  4. Querré par Célestin Port

Situation

Querré est une ancienne commune du Maine-et-Loire (49), au nord-est du Lion-d’Angers et à l’ouest de Champigné. Depuis le 15 décembre 2016, la commune fait partie de la commune nouvelle des Hauts d’Anjou et devient commune déléguée.

Mes ancêtres originaires de Querré

Selon mon Heredis, Querré est utilisé 99 fois dans mon arbre et une dizaine de mes ancêtres directs y ont vécu.

Principaux patronymes

BACHELOT – CROCHET – DUBREIL

Baptêmes

Julienne DUBREIL fille de René DUBREIL et Michelle BACHELOT, est baptisée le 30 mars 1643. Elle est née à L’Hertuzière où elle deviendra métayère, comme sa mère avant elle.

René CROCHET, fils de Pierre CROCHET et de Julienne DUBREIL, est baptisé le 4 février 1675. Il épousera Louise CADOT, elle aussi future métayère de l’Hertuzière.

Mariages

René DUBREIL épouse Michelle BACHELOT le 29 septembre 1632.

Pierre CROCHET épouse Julienne DUBREIL, fille de René DUBREIL et de Michelle BACHELOT, le 2 août 1661.

René CROCHET, fils de Pierre CROCHET et de Julienne DUBREIL, épouse Louise CADOT le 17 novembre 1705.

Sépultures

  • Pierre CROCHET, décédé à 10 heures du soir, inhumé le lendemain, 26 janvier 1685, âgé de 45 ans.
  • Michelle BACHELOT, décédée à minuit, le 5 avril 1710, âgée de 96 ans.
  • Julienne DUBREIL, décédée à six heures du soir, le 8 janvier 1705, âgée d’environ soixante cinq ans.
  • René CROCHET, décédé le 9 octobre 1721, à l’âge de 40 ans.
  • Louise CADOT, décédée le 8 décembre 1722, inhumée dans le petit cimetière.

Histoires insolites à Querré

… à venir…

Querré par Célestin Port

Querré, canton de Châteauneuf (11 kil.), arrondissement de Segré (23 kil.) ; – à 28 kil. d’Angers. – Ecclesia in loco qui dicitur Creretum ? 1040-1060 (G 785, ch. or. 4). – Crere 1111 (1er Cart. St-Serge, pL 294). – Ecclesia Sancti Martini de Crereio 1159 (Ib., p. 16). – Parochia de Querreyo 1284 (G 732, f. 90). – Queré 1600, 1690, Querré 1692 (Et.-C.). – La prononciation locale dit Cré. – Dans un pays boisé et montueux, – entre Marigné (4 kil. 300) au Nord, Champigné (4 kil.), à l’Est et au Sud-Est, Sceaux (7 kil.) au Sud, Chanteussé (3 kil.) à l’Ouest.

Le chemin d’intérêt commun de Champigné à Chambellay traverse du Sud-Est au Nord-Est le territoire, en desservant le bourg. Au sortir y aboutit vers l’Ouest le chemin d’intérêt commun de Thorigné.

Y passe en bordure vers Nord et en partie vers l’Ouest, le ruisseau de la Baconne, où afflue celui de la Poulinière, né à un kilomètre à l’Est du bourg ; – nombreuses sources.

En dépendent 33 fermes ou écarts, sans aucun château ni hameau.

Superficie : 1241 hectares dont 3 hectares en vignes et 260 en bois.

Population : 95 feux, 428 hab. en 1720-1726. – 89 feux, 410 hab. en 1789. – 391 hab. en 1831. – 361 hab. en 1841. – 349 hab. en 1851. – 368 hab. en 1861. – 389 hab. en 1866. – 383 hab. en 1872, dont 197 hab. au bourg (63 mètres, 66 ménages), peuplé de vieux logis du XVIe siècle, dont un, la Grand-Maison, ancien hôtel des d’Andigné, montre encore ses croisées à meneaux de pierre, encadrées d’élégants festons : – de l’autre bord de la rue, l’immense hôtel du Plat-d’Etain ; – vis-à-vis l’église, la vieille Cour-de-Querré manoir à lucarnes avec fenêtres à meneaux. Une autre maisonnette, qu’on dit une dépendance de l’ancienne chapelle de N.-D.-de-Consolation, sur la place, derrière le chevet, porte encastrée au-dessus de l’entrée, l’inscription sur tuffeau : Le 7 juillet 1639 j’ay esté posée par M. Mathurin LE Tessier, p. chapelain.

Assemblée le 19 juin. – Commerce de blés et de bestiaux. – Une concession de mines de fer y a été accordée en 1875.

Bureau de poste de Champigné. – Perception de Chambellay.

Mairie avec Ecole laïque de garçons, construite par adjudication du 8 août 1875, à la sortie du bourg, vers Sud (archit. Meignan, d’Angers). – Ecole publique de filles (Soeurs de la Pommeraie).

L’Eglise, dédiée à St Martin de Vertou (succursale, 5 niv$ose an XIII), a été restaurée et en parie reconstruite par adjudication du 25 juin 1873 (archit. Meignan). La nef unique est neuve, de 2 travées en style XIVe siècle, avec chapiteaux bruts et non encore dégrossis, écussons vides aux retombées des fenêtres. Elle s’interrompt brusquement à un arceau ogival, ouvrant sur un choeur d edeux travées, dont la première pierre fut posée le 1er juin 1768 ; l’oeurvre était achevée en septembre. Au fond de l’abside à trois pans coupés, rayonne une Assomption sous un éclairage de lumière jaune, théâtralement disposé ; – à droite et à gauche les Quatre Evangélistes, dans les vitraux. A la sacristie sont recueillis deux petits reliquaires et les statues, XVIIe siècle, de la Vierge et de St Sébastien.

La première pierre de la cure, qui sert encore, fut posée le 20 juillet 1753 : la dernière le 10 octobre, dans la façade vers l’Ouest, au-dessus de la porte d’entrée, avec l’inscription : Franciscus Follenfant, hujus parochioe rector, hanc (sumpribus suis libere) constuxit oedem anno Domini 1753.

Dans le cimetière, une chapelle du XVIIIe siècle a été restaurée en style romano-gothique.

Nul vestige antique que la trouvaille en 1873 d’un Antonin en or. – On voit mentionné encore au XVe siècle « le grand chemin comme l’on va d’Angiers à Chasteaugontier », qui traversait la paroisse et le bourg. – L’église appartenait au XIe siècle à l’abbaye St-Serge d’Angers, à qui une bulle de 1159 la confirma.

Dès le XIe siècle l’existence y est constatée d’une autre église, ecclesia quoedam, que possédait Geoffroi le Grand, frère du seigneur de Chemillé. Il en fit don en 1050 à l’abbaye de Marmoutier, qui ne paraît pas l’avoir conservée longtemps. C’est l’ancien prieuré de St-Eloi, autrement dit de St-Gilles. Ambrois Chauvin en est titulaire en 1541. Les titres modernes n’en font plus mention, que comme d’une chapelle régulière. L’abbé de St-Serge en possédait la présentation ainsi que de la cure. Il en reste à peine quelques pierres et un tronc de statue.

Curés : Jean Bertron, 1519. – Oliver Jourdan, 1527. – Jean Gauvain, 1540, 1543. – Pierre Letessier, 1617, 1644. – René Bodrais, 1648. – Portin, 1649. – Jacques Loiseau, 1651. – Pierre Lemotteux, 1653, 1669, en même temps curé de Chanteussé. – Jacques Béron, pourvu le 1er juin 1671, puis nommé curé de Chanteussé en 1679, – René Levayer, février 1679, mort le 16 janvier 1680, âgé de 39 ans. – Duchatel, mars 1680. – Louis Jouin, avril 1681. – jean Boulleau, 1683, 1706. – François de Longueil, septembre 1706, qui résigne en novembre 1739 et meurt le 23 novembre 1744, âgé de 73 ans. – Jacques Clavreuil, novembre 1739, mort le 12 novembre 1742. – François Follenfant, décembre 1742, octobre 1770. – Louis-Michel Hayer, janvier 1771, juin 1791, qui reste caché dans le pays. – Joseph-François Chaudet, installé constitutionnellement le 26 juin 1791. – Dès le 4 août il écrit au Département que sa vie est en danger, que ses fidèles sont poursuivis d’injures et qu’il a été obligé de fermer la chapelle du cimetière qui devenait pendant les offices le rendez-vous des dissidents.

Par testament du 14 août 1771, Julie-Henriette-Jeanne Lechat donna la Grand-maison avec trois jardins dans le bourg et une somme de 4000 livres pour la fondation d’une école de filles à Querré, dont la maîtresse devait de plus soigner les malades de Querré, Marigné, Chambellay et Chanteussé ; mais les habitants refusèrent « pour n’estre d’aucune utilité aux dites filles et de nul secours pour les pauvres, vu l’éloignement et le passage des eaux » ; et la valeur du legs fut réparti entre les quatre paroisses.

La paroisse dépendait du Doyenné d’Ecuillé, de l’Election d’Angers, du District de Châteauneuf. – Elle avait pour seigneur le châtelain de vernée. Envahie par les landes, elle ne suffisait pas à nourrir les pauvres. – Le 19 fructidor an II une bande de Chouans y surprit une colonne du bataillon des Ardennes et incendia l’église ; mais la fusillade appela une seconde colonne qui leur tua 40 hommes.

Maires : René Cupif, 1789-1792. – Claude Gasnier, 1792-1795. – Pierre Gasnier, an VIII. – Louis-Adolphe de Gohin, 26 juin 1813. – Gentilhomme, 7 avril 1813. – L.A. de Gohin, 12 juillet 1815, démissionnaire en 1817. – Auguste-Isidore-René de Gohin, 21 juillet 1817. – René Cupif, 24 avril 1824. – René Aubry, 25 septembre 1830. – Claude Gentilhomme, 1833. – Louis Cousin, 1846. – Noël Marchand, 1852. – Louis Saunier, 1856. – Charles Potiron, 1864 en fonctions, 1877.

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