S comme Soeurdres

  1. Situation
  2. Mes ancêtres originaires de Soeurdres
  3. Histoires insolites à Soeurdres
  4. Soeurdres par Célestin Port

Situation

Sœurdres est une ancienne commune du Maine-et-Loire, située au nord-est de Marigné et au nord-ouest de Contigné, en bordure du département de la Mayenne. En 2016 elle rejoint la communauté de communes Haut-d’Anjou qui regroupe les communes de BrissartheChampignéCherréContignéMarigné et Querré. Un nouveau regroupement intervient le 1er janvier 2019 quand Châteauneuf-sur-Sarthe fusionne avec Les Hauts d’Anjou.

Mes ancêtres originaires de Soeurdres

Dans mon Heredis, 85 événements ont eu lieu à Soeurdres et une dizaine de mes ancêtres y ont vécu un événement important ( baptême, mariage ou inhumation).

Principaux patronymes

BELLANGER – CHESNEAU – FOLIOT – MARTIN

Les baptêmes

Le 12 janvier 1612 naquit Renée CHESNEAU, fille d’Isaac CHESNEAU et de Jeanne BELLANGER.

L’hiver suivant, le 31 janvier 1613, est baptisé Mathurin FOLIOT, fils de Jean FOLIOT et de Jeanne COUANNE.

Renée CHESNEAU et Mathurin FOLIOT s’uniront quelques vingt ans plus tard et auront au moins huit enfants.

Mariages

L’un des plus anciens mariages dans ma généalogie est celui d’Isaac CHESNEAU qui épousa à Soeurdres, le 29 avril 1603, Jeanne BELLANGER.

Un autre mariage fut célébré à Soeurdres parmi mes ancêtres, c’est celui de Jean FOLIOT avec Michelle MARTIN, fille de René MARTIN et de Michelle LEGAIGNEUX, le 9 février 1666.

Sépultures

  • Jeanne BELLANGER mourut le 26 juillet 1663, âgée de 85 ans et fut inhumée dans le petit cimetière.
  • René MARTIN mourut le 23 avril 1667 et fut inhumé dans le petit cimetière.
  • Mathurin FOLIOT mourut le 19 mai 1674 et fut inhumé dans le cimetière proche l’église de Soeurdres.
  • Renée CHESNEAU, âgée de soixante deux ans, fut inhumée le 2 décembre 1675 dans le petit cimetière proche l’église de Soeurdres.

Histoires insolites à Soeurdres

A suivre…

Soeurdres par Célestin Port

Seurdres, canton de Châteauneuf (10 kil.), arrondissement de Segré (26 kil.) ; – à 33 kil. d’Angers. – Villa cujus est vocabulum Cirda 845 (G 689, f. 74). – Villa quae dicitur :(Se]grida cum capella 845 (Ibid., f. 75). – Decima de Cerda 1209 (Ib., f. 79). – P. de Cerde 1203-1212 (2e Cart. St-Serge, p. 175). – Apud Cerdum (Ib.). – Ecclesia de Cera 1218 (Il., f. 80). – Cerdre 1242 (St-Aubin, Gouis, I. 37). – Parochia de Cerdra 1253, la paroisse de Cerdre 1393, 1400 (H St-Aubin, Signé, ch. or.). – La ville de Serdre 1411 (G 689, f. 88). – Sardra 1419 (D 8). – Parochialis ecclesia de Seurdre 1443 (G 689, f. 105=. – Seurdre 1601, Seurdres 1760 (Et.-C.), 1783 (Pouillé), 1806-1831 (Annuaires). – Soeurdres 1832-1877 (Annuaires et Postes). – Sur un haut plateau, – entre Cherré (3 kil.) au Sud, Contigné (4 kil.) et Miré (6 kil.) à l’Ouest, le département de la Mayenne au Nord.

La route nationale de la Flèche à Rennes coupe du Sud-Est au Nord-Ouest l’angle extrême vers l’Ouest, croisée sur la frontière m^me par le chemin de grande communication de Segré à Miré, qui traverse le territoire dans toute sa largeur de l’Ouest à l’Est par le centre et par le bourg, où le rejoignent trois chemins vicinaux.

Y naissent les ruisseaux des Vallées et de la Maladrie, qui s’échappent l’un vers l’Ouest, l’autre vers l’Est.

En dépendent les hameaux des Landes-Sinol (4 maisons, 8 hab.), du Chauvigneau (7 mais., 22 hab.), du Chêne-de-Lante (5 mais., 17 hab.), des Prioutés (3 mais., 11 hab.), de la Chaîne (3 mais., 9 hab.), de la Ducherie (5 mais., 11 hab.), le château de Moiré et 62 fermes ou écarts.

Superficie : 1524 hect. – Nul bois qu’un petit taillis vers Nord – Les dernières vignes ont été arrachées en 1865.

Population : 131 feux, 592 hab. en 1720-1726. – 150 feux en 1789. – 860 hab. en 1831. – 861 hab. en 1841. – 713 hab. en 1846. – 689 hab. en 1851. – 687 hab. en 1861. – 667 hab. en 1866. – 615 hab. en 1872. – 592 hab. en 1876, – dont 171 hab. au bourg (50 mais., 60 mén.), vieux groupe, transformé par le passage des chemins nouveaux, – mais en décadence constante et rapide depuis 30 ans.

Le pays pourtant est riche et les habitants dans une aisance générale, grâce au commerce du bétail et des céréales.

Perception de Contigné. – Bureau de poste de Châteauneuf.

Mairie avec Ecole laïque de garçons, construite par adjudication du 25 janvier 1846. – Ecole de filles (Soeurs de St-Charles) dans un beau bâtiment neuf.

L‘Eglise, dédiée à St Jean-Baptiste (succursale, 5 nivôse an XIII), s’ouvre par un porche, percé récemment dans le pied du clocher, haute tour carrée, accolée au pignon vers l’Ouest, avec baies romanes, sans aucune décoration, XIe siècle. La nef unique et nue se termine par un choeur plat éclairé sur le fond et de chaque côté par trois fenêtres plein cintre, à double arceau en retrait mais sans moulure, comme celles du clocher. – Y attenait vers Nord la chapelle du seigneur de Coulongé, supprimée en 1803 et dont l’arcade d’entrée apparaît encore enmurée. – Deux petits retraits, de façon moderne, servent à droite et à gauche de chapelles. – Le peu qui reste des murs antiques est construit en moellon informe.

Un beau et vaste presbytère neuf fait face au chevet de l’église.

A 100 mètres du bourg, dans une chapelle de Notre-Dame de la Salette reposent les tombes de deux curés.

Aucune trace antique n’a été constatée sur le teritoire traversé sans aucun doute par la voie de Brissarthe à Daon et par une autre voie ascendante vers St-Laurent-des-Mortiers. Au IXe siècle la villa comprenait 300 tenures, facti, de colons livres et 13 des erfs, des vignes, des bois, des prés, des terres en labours, et au centre une chapelle, le tout appartenant au comte Thibault, abbé de St-Jean-Baptiste d’Angers, qui en fit don à ses religieux en 845, de l’aveu de l’empereur Charles le Chauve, pour suffire à leur entretien et à leur nourriture, in suos diversissimos usus manducandi, bibendi et vestiendi, à charge de chanter pour lui et pour sa femme Hildegarde six psaumes chaque jour et des messes. Plus tard, lors de la transformation de l’abbaye en Chapitre, l’évêque s’était sans doute attribué le domaine, qui fut restitué et confirmé en 1218 aux chanoines de St-Jean-Baptiste, alors dans un dénuement complet. Le Chapitre resta curé primitif de la paroisse et y percevait les dîmes, représenté par un vicaire perpétuel, à portion congrue depuis le XVIIe siècle. – Les registres remontent à 1594.

Curés : Guillaume du Houx, 1419. – Rob. Lecouvreur, mars 1498 nouveau stule. – Pierre d’Arlige, qui permute en 1587. – Mathurin Mothais, janvier 1587. – François Lethaieux, 1594, en décembre 1625. – Et. Geslin, 1627, 1659. – Gilles Placé, 1662, septembre 1671. – René Portais, 1671, qui résigne le 4 novembre 1673. – François Aubry, 10 novembre 1673, qui résigne en septembre 1717 et meurt le 24 août 1720, âgé de 79 ans. – Pierre Ménard, septembre 1717, 1740. – Ruffin, 1742, 1747. – Julien Jary, 1753, mort le 24 septembre 1760, âgé de 57 ans? – Louis Adenet, chapelain de Notre-Dame du Bon-Port de Cherré, installé le 6 octobre 1760. Le presbytère à cette date était installé à loyer dans la maison de la Chaubronnière, que le propriétaire Tessier-Doauillon, avocat de Châteaugontier, arrenta à Drouault-Dupaty et que celui-ci fit rebâtir pour sa résidence. Le curé expulsé dut se retirer en 1761 à Cherré, jusqu’à l’adjudication des travaux d’un presbytère aux frais des habitants, qui eut lieu en octobre 1764. – Il se démit en mai 1784. – André-Jean Monsallier, mai 1784. Il fut en juillet 1791 condamné par le tribunal de Châteauneuf au blâme public, banni du District et déchu de ses droits de citoyen actif, comme l’avait été au mois de mai précédent son vicaire François-Louis Chartier, « pour propos perfides et écrits incendiaires ». Ce dernier arrêté dans une cache, après la déroute du Mans, fut conduit à Angers et exécuté le 22 mars 1794.

Il existait sur la paroisse deux autres petits bénéfices, dépendant des abbayes de Mélinais, aux Picoulières, et de St-Aubin, à Signé, V. ces mots, – et aussi une maladrerie et aumônerie supprimée en 1678.

La paroisse avait les mêmes seigneurs que celle de Miré, la famille de Salles, – jusqu’aux premières années du XVIIIe siècle, – plus tard Mic.-Augustin de Raccapé 1740, de Villoutreys, comte de Brignac, en 1788. Elle dépendait au plein droit de l’Evêque, du Doyenné d’Ecuillé, de l’Election d’Angers, du District de Châteauneuf. – Elle se trouva tout d’abord perdue en pleine chouannerie. Le 27 juin 1793, à huit heures du soir, le boug fut envahi par des bandes ; le maire J. Bourbon menacé de mort en fut quitte pourtant pour la perte d’un cheval. Elles revinrent le 8 thermidor an II (26 juillet 1794) et massacrèrent le président du Comité de surveillance, Mauclerc, vieillard de 70 ans. Un cantonnement républicain s’y installa dans le cimetière retranché ; il y fut assailli le 4 fructidor an II (21 août 1794) par 150 Chouans, qui durent se disperser, en laissant trois des leurs sur la place ; mais le chef des patriotes avait été blessé à mort. Quelques jours après dans la nuit du 24 au 25 août (8-9 fructidor), le poste, sorti pour faire des fouilles dans le pays, trouva en rentrant l’église, qui lui servait de corps-de-garde, incendiée par l’ennemi.

Maires : Gerault, 1793. – Bourbon, 2 janvier 1808, démissionnaire, le 8 mai. – Julien Berthelot, 18 mai 1808. – René-Michel Beauvais, 10 février 1813. – Félix-Eugène Esnault de Moulins, 18 juillet 1817. – R. -M. Beauvais, 23 septemvre 1817. – F.-E. Esnault de M., 1822-1835. – Louis Bourbon, 1836. – Pierre Desnoes, 10 août 1837, installé le 24 septembre. – L. Bourbon, 1846. – Jacques Charbonneau, 1870. – Pointeau, 1874, en fonctions, 1877.

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