Y comme Chaudefonds-sur-LaYon

  1. Situation
  2. Mes ancêtres originaires de Chaudefonds-sur-Layon
  3. Histoires insolites de Chaudefonds-sur-Layon
  4. Chaudefonds-sur-Layon par Célestin Port

Situation

Chaudefonds-sur-Layon est une commune du Maine-et-Loire située dans la vallée encaissée des Coteaux du Layon et dans le Val de Loire, à 20 km au sud-ouest d’Angers.

Mes ancêtres originaires de Chaudefonds-sur-Layon

Ce lieu est utilisé 143 fois dans mon arbre et par une vingtaine de mes ancêtres directs.

Principaux patronymes

BINET – BENION – BORDEREAU – MAQUIN – MOUSSEAU – TOUTBLANC

Louise BENION, fille de Jacques BENION et Michelle METIVIER, épousait Jean MARTIN, cordonnier, fils de Jean MARTIN et de Perrine BELET, le 4 février 1687, à Chaudefonds-sur-Layon. Elle était née le 26 décembre 1669. Son père, Jacques BENION, était meunier. Il était né à Saint-Lambert-du-Lattay, mais il mourut à Chaudefonds le 17 juin 1670, âgé d’une quarantaine d’années. L’époux de Louise BENION, Jean MARTIN, était né quant à lui vers 1660. Son père, Jean MARTIN est mort à Saint-Aubin-de-Luigné, en 1672, mais sa mère Perrine DELET est inhumée à Chaudefonds le 20 décembre 1685.

Gabrielle COURAND, fille de Jacques COURAND et de Julienne MARAIS, épousait à Chaudefonds le 23 février 1672, Vincent BABIN. Auparavant elle était l’epouse de Mathurin RABY qui lui donna au moins quatre enfants, parmi lesquels Françoise RABY, future épouse de Jacques SIMON.

Perrine BINET naquit le 18 avril 1671 à Chaudefonds. Elle se maria en 1675 à La Jumellière avec Thomas CHARUAU. Elle était fille de Paul BINET, lui-même fils de Jean BINET, mort en 1676 ; il était l’époux de Perrine BORDEREAU. Le frère de cette dernière, Paul BORDEREAU, est resté longtemps mystérieux.

Histoires insolites de Chaudefonds-sur-Layon

Chaudefonds-sur-Layon par Célestin Port

Chaudefonds, canton de Chalonnes-sur-L. (6 kil.), arrondissement d’Angers (26 kil.) – Feodum de Chaudefonz 1211 (G 340 f.2). – Calidus fons 1244 (Cartul. pap. de Chemillé, ch. 32). – La ville, terre et appartenances de Chaudefonds 1374 (E 656). – Du nom de la fontaine Ste-Madeleine, qui a longtemps passé pour thermale. – Dans une région montueuse, coupée en deux par le Layon, dont les côteaux riverains s’élèvent à plus de 800 pieds, entre des rochers et des gorges ravinées, lits de torrents à chaque orage, qui servent de limites aux communes circonvoisines. – Entre Chalonnes au Nord et à l’Ouest, la Jumelière (5 kil. 1/4) au Sud et Saint-Aubin-de-Luigné (3 kil.) à l’Est.

Le chemin d’intérêt commun de Gonnord à Chalonnes, au sortir duquel il franchit le Layon sur un pont ogival du XIIIe siècle porté par de larges piles armées d’éperons triagulaires ; les deux arches les plus élevées sont de reconstruction récente. Au Nord, le long de la rive gauche du Louet, passe en travers de l’Est à l’Ouest la route départementale de Saumur, reliée par le précédent chemin à la route départementale de Chantonceaux, qui touche à peine l’extrême pointe Sud du territoire.

La Station dite de Chalonnes, sise à Longlée, est à 3 kil. 500 mètres du bourg.

Y passent outre le Louet et le Lauon en larges et sinueux replis, les ruisseaux du Jeu, de la Berchotière ou de la Contrie et des Malécots ; – y naît le ruisseau de l’Orchère.

En dépendent les villages d’Ardenay, habité par des mineurs et qui comprend presque le quart de la population communale (118 mais., 430 hab., à 1600 mèt.), la Varenne (13 mais., 50 hab., à 2 kil. 500), de l‘Orchère (21 mais., 67 hab.), des Essarts (13 mais., 54 hab.), des Côteaux (11 mais., 35 hab.), les hameaux de Longhomme (7 mais., 29 hab.), du Grand-Pé (6 mais., 28 hab.), des Places (7 mais., 24 hab.), du Verger (5 mais., 21 hab.), de Vallet (5 mais., 20 hab.), les châteaux des Essarts, du Jeu, de la Guerche et 56 fermes ou écarts.

Superficie : 1475 hectares dont 270 hectares 42 ares en vignes et 32 hectares 94 ares en bois.

Population : 265 feux en 1720. – 1191 hab. en 1726. – 1222 hab. en 1793. – 1274 hab. en 1826. – 1286 hab. en 1831. – 1369 hab. en 1841. – 1739 hab. en 1846. – 1816 hab. en 1851. – 1620 hab. en 1856. – 1528 hab. en 1861. – 1589 hab. en 1866. – 1418 hab. en 1872, dont 310 hab. au bourg (80 mais., 104 mén.), et pour le reste les deux tiers répartis en agglomérations dont la principale est Ardenay, le travail d’ailleurs abondant partout aux fours et aux mines.

Sur les côteaux, vignobles blancs estimés ; le long des ruisseaux, prairies naturelles. Une partie du sol, terrain anthraxifère et de transition, est ouverte par des puits de mines et est comprise dans les concessions de la compagnie de Layon et Loire ; dix fours livrent aux alentours et à toute la Vendée une chaux grasse renommée, dont le gisement tout local abonde en stalactites curieux, en albatre oriental et en ossements de mammifères.

Marchés les jeudis.

La Mairie avec Ecole de garçons a été construite en 1835 ; l’Ecole communale de filles (Soeurs de St-Charles), en 1844 (arch. Richou).

L’Eglise dédiée à St Pierre (succursale, 5 nivose an XIII), est un édifice à trois nefs (16 mètres de long sur 12 mètres 45), choeur (10 mètres 10 sur 7 mètres 25) et chevet carré. – Les fenêtres et la charpente datent du XVIe siècle ; mais l’oeuvre entière a été transformée par les restaurations de 1840 et 1851. La façade seule, à pignon surmonté par une double bretêche, a conservé son portail roman à plein cintre.

Le Presbytère, acquis par la commune en 1842, est un ancien logis seigneurial, paré encore de sa belle charpente ogivale et de deux lucarnes flamboyantes du XVIe.

Un lavoir public a été installé à la fontaine de la Madeleine, source des plus abondantes qui jaillit dans le bourg même, et de tout temps d’une température constante de 12 à 15 degrés centigrades, de sorte qu’en hiver elle paraît chaude.

Aucune antiquité n’est signalée sur le terrtoire. Une charte du XIIIe siècle mentionne pourtant la voie qui conduisait de Chemillé à Chaudefonds, via qua tenditur a Camilliaci villa ad Calidum Fontem 1244.

La fondation de la paroisse date au moins du XIIe siècle comme en témoigne suffisamment l’oeuve même de l’église. La présentation en appartenait au seigneur de Chemillé.

Les registres de la cure sont détruits. C’est ailleurs, dans les titres épars, que nous avons recueilli sans suite les noms des Curés : Jean Cailleau, 1462. – Jacques de Pontlevoy, 1528. – Charles Boumier, 1630. – Delanoue, 1668. – M. Angouland, 1719. – Michel Lemanceau, 1729, 1740. – Charles-Prosper-Pierre-François-Jean Duverdier de la Sorinière, 1772. – Louis Houdet, principal du collège de Baugé, élu constitutionnellement le 22 mars 1791. – L’ancien vicaire Barrault, déporté en septembre 1792, était en mars 1793 aumônier de Don Juan de la Rea, intendant général des armées de Galice.

Le curé devait donner au peuple, dans la galerie de l’église, deux jallets par an de vin à boire, moitié à l’issue des vêpres de Toussaint, moitié à l’issue des vêpres de Noel.

Il existait au XVIe siècle un hôpital, dont on trouve la mention fréquente, La maison avec cour et petit jardin faisait le coin de la rue qui mène de l’église à l’Orchère.

La seigneurie appartenait aux seigneurs de la Jumellière au XIIIe-XVIe siècle et suivit la fortune de cette terre. – Toute industrie y était morte, en 1789 les deux anciens fours à chaux éteints sans espoir, les mines exploitées depuis des siècles à fleur de terre et par longues intermittences. Un sieur Josset en sollicitait le privilège exclusif. Deux cents pauvres erraient sans travail.

La paroisse relevait du Doyenné de Jallais, de l’Election et des Aides d’Angers, du Grenier à sel d’Ingrandes, du District en 1788 de Brissac, en 1792 d’Angers, en 1791 du canton de St-Aubin-de-layon.

Maires : Métivier, 1790; 1791. – Charles Cartier, 10 messidor an VIII. – Auguste-René de Jourdan, 10 février 1813, démissionnaire en 1815/ – René-Fr. Jousselin, 17 avril 1815. – A.-R. de Jourdan, 12 juillet 1815. – Pierre Chateau, 13 janvier 1819, démissionnaire. _ R.-F. Jousselin, 15 mars 1819, déminssionnaire. – Michel Juteau, 18 décembre 1822, mort le 3 octobre 1828. – Joseph Langlois, 13 janvier 1829. – Blond-Chateau, 8 février 1831. – Hunault, 1832, démissionnaire le 24 décembre 1834. – Jos. Langlois, 1835-1841. – Pierre BLond, 27 août 1841. – Jean Chateau, 13 août 1848. – Louis Jousselin, 4 février 1849. – Gastineau, 1860. – Juteau, 1865, en fonctions 1874.

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