où l’on découvre un oncle problématique dans l’ascendance de Renée CATROUX (~1629-1674 Cossé-d’Anjou)
Trompée par des liens de famille très emberlificotés et difficiles à démêler, j’ai longtemps identifiée Renée CATROUX, épouse de Jean MARTINEAU, comme fille de Louis CATROUX et de Jacquine MOSSET.
À la mort de Jacques MARTINEAU, fils de Jean MARTINEAU et de Renée CATROUX, est présent Simon GIRARD qualifié d’oncle.

Le vingthuitieme du mois de mars mil six cent quatre vingt quatorze a esté inhumé au grand cimetière de ceans le corps de défunt Jacques MARTINEAU, laboureur demeurant à La Courvoisière, âgé de quarante quatre à cinq ans décédé du jour precedent sur les cinq heures du soir. La sépulture faite en présence de François, Pierre et Louis MARTINEAU ses frères et de Simon GIRARD son oncle et parsonnier demeurant tous dans cette paroisse et plusieurs autres qui ont declaré ne scavoir signer de ce par nous requis suivant l’ordonnance. La minute est signée L. Gourichon, curé de Cossé.
Sachant que Simon GIRARD est l’époux de Perrine CATROUX, il semble logique d’en déduire que Renée CATROUX, épouse de Jean MARTINEAU, est la soeur de cette Perrine CATROUX. Jacques MARTINEAU fils serait donc son neveu et, par alliance, le neveu de Simon GIRARD.
Les parents de Perrine CATROUX étant Louis CATROUX et Jacquine MOSSET, ces derniers deviennent par conséquent également ceux de Renée CATROUX. C’est un raisonnement que j’ai utiliser de nombreuses fois dans mon arbre, sauf que là, ce raisonnement est faux.
En effet, Simon GIRARD n’est pas un oncle de Jacques MARTINEAU du côté CATROUX.
A la mort de Jean MARTINEAU, quelques années auparavant, Simon GIRARD est également présent. Il est alors qualifié de neveu.

Le douziesme janvier mil six cent soixante et onze a esté inhumé dans le cimetiere de ceans le corps de deffunct Jean MARTINEAU aagée de cinquante ans ou environ en présence de Simon GIRARD et Mathieu RAGNEAU ses nepveux, Jean GOURICHON, Jean MARTINEAU, François CATROUX et de plusieurs autres ses parents et amis qui ont declaré ne scavoir signer.
Si la femme de Simon GIRARD, Perrine CATROUX, avait été la soeur de Renée CATROUX, alors Simon aurait été le beau-frère de Jean MARTINEAU et non son neveu. Perrine CATROUX n’est donc pas la soeur de Renée, mais sa nièce, fille d’un de ses frères, en l’occurence de Louis CATROUX.
Comment expliquer alors que Simon GIRARD devienne l’oncle de Jacques MARTINEAU ? Tout simplement parcqu’il s’agit d’un oncle du côté de sa femme, Renée COTTANCEAU. En effet, Perrine GIRARD, soeur de Simon GIRARD, a épousé Jacques COTTANCEAU. Leur fille, Renée COTTANCEAU, a épousé Jacques MARTINEAU ; Simon GIRARD est donc l’oncle de Jacques MARTINEAU, mais du côté de sa femme.
Simon GIRARD est donc :
- oncle maternel de Renée COTTANCEAU.
- grand-oncle par alliance de Jacques MARTINEAU fils.
En résumé
Branche CATROUX
- Renée CATROUX épouse Jean MARTINEAU.
- Son frère, Louis CATROUX, épouse de Jacquine MOSSET, est le père de Perrine CATROUX.
- Simon GIRARD, époux de Perrine CATROUX, est donc neveu par alliance de Jean MARTINEAU.
Branche GIRARD
- Perrine GIRARD et Simon GIRARD sont frère et sœur.
- Perrine GIRARD est mère de Renée COTTANCEAU.
- Simon GIRARD devient ainsi oncle de la belle-fille MARTINEAU..
Et malheureusement je n’ai pas encore trouvé l’ascendance de René CATROUX…mais je continue à chercher…
Notes
Pour les curieux, voici ce qu’est un parsonnier, selon Verrier et Onillon (Glossaire étymologique et historique des patois et des parlers de l’Anjou) :
Parsonnier, s. m. – Le boeuf qui est habituellement attelé avec un autre. Ex. : Ce boeuf-là ne veut pas manger depuis qu’il a perdu son parsonnier.// Le fermier voisin, dans une ferme double. // Fermier associé avec un autre pour l’exploitation d’une ferme. C’est le sens propre du mot. Les parsonniers font toute l’exploitition en commun, paient le fermage solidairement et possèdent indivisément le cheptel. Ils partagent seulement les récoltes.
Ce qui signifie que peut-être, même si ces associations sont justement réputées être des communautés taisibles, c’est-à-dire tacites, sans contrat écrit, il existe malgré tout quelques actes notariés à découvrir sur ces familles quelques part dans les archives…
