Cossé d’Anjou – Dictionnaire Historique du Maine-et-Loire, Célestin Port (1878)

Cossé, canton de Chemillé (8 kil. 1/2), arrondissement de Cholet (21 kil.) ; – à 42 kil. d’Angers. – Cocaium 1130 circa (Cartul. de Chemillé, ch. 103). – Coceium 1137-1139 (Cartul. de Libaud, ch. 1), 1151 (Chron. d’Anjou, t. II, p. 147). – Cothaium 1150 circa (Chemillé, ch. or. 7). – Cozaiacus 1758-1165 (Cartul. de Chemillé, ch. 131). – Cocay 1306 (Titres de la Frapinière, t. VII). – Sur le versant nord (105-128 mèt.) du coteau dit des Gardes, qui sépare les eaux du Layon de celles de l’Evre, entre Gonnord (9 kil. 600 mèt.), Joué-Etiau (9 kil. 400) et l’enclave de Gonnord au Nord, Melay (3 kil.) à l’Ouest, Melay et la Tourlandry (3 kil. 1/2) au Sud, la Salle-de-Vihiers (4 kil.) et Gonnord à l’Est.

La route départementale de Saumur à Nantes traverse au centre, du Sud-Est au Nord-Ouest, le territoire, à deux kil. du bourg, placé à l’extrême confin vers Sud et qui y relient deux chemins vicinaux.

Y naissent les ruisseaux de la Prée, qui limite entre Melay vers l’Ouest sur une longueur de 4800 mètres, – des Louettières et de la Frapinière.

En dépendant les villages ou hameaux des Louettières (7 maisons, 35 hab., à 2 kil. 800 mèt.), du Pain-Bénit (7 maisons, 20 hab., à 400 mèt.), de la Planche (6 mais., 20 hab., à 400 mèt.), du Plessis (6 mais., 21 hab., à 700 mèt.), de la Grande-Jolinière (4 mais., 25 hab., à 1 kil. 900 mèt.), des Goufferies-Quentin (3 mais., 20 hab., à 4 kil. 600 mèt.), de la Thomasserie (3 mais., 6 hab., à 1 kil. 500 mèt.), de la Grande-Maison (3 mais., 17 hab., à 500 mèt.), le château de la Frapinière et 33 fermes ou écarts.

Superficie : 1328 hect. 72 ares, dont 215 hect. en prés, 172 hect. en bois, 905 hect. en labours ; point de vignes.

Population : 80 feux, 398 hab. en 1720-1726. – 572 hab. en 1790. – 365 hab. en 1806. – 530 hab. en 1821. – 540 hab. en 1831. – 530 hab. en 1741. – 548 hab. en 1851. – 537 hab. en 1861. – 532 hab. en 1866. – 511 hab. en 1872, dont 126 hab., la plupart tisserands, au bourg (38 maisons, 36 mén.), épars à l’entour de l’église et du presbytère, au pied du côteau, qui le surplombe à une hauteur de 208 mètres.

Bureau de poste et perception de Chmillé. Ni marché, ni assemblée. – Culture de froment, d’avoine, de pommes de terre ; élève des bestaiux ; – une cinquantaine d’habitants travaillent à la fabrique de Cholet. – Un gisement de kaolin existe inexploité à la Thomasserie.

La Mairie occupe à loyer un étroit réduit, à l’entrée du bourg vers l’ouest. – L’Ecole mixte, dirigée par les Soeurs de la Charité de Ste-Marie d’Angers, est installée dans un local communal, mais tout insuffisant.

L’Eglise (succursale, 5 nivôse an XIII), est dédiée à St Clément, quoiqu’un acte de 1532 la dise consacrée à Ste Claire, un autre de 1675 à St Clémentin. Elle n’a conservé d’antique que sa nef unique, intérieurement plâtrée et décorée de faux piliers plats et de boiseries. – Le choeur pentagonal avec transept ogival, date de 1860 (archit. Hullin, d’Angers).

Dans le Cimetière qui y attient, se remarquent une ancienne croix à long fût de pierre et la tombe déjà à demi brisée du curé Delbos, né à Leyvaux (Auvergne) en 1779, mort en 1831. – Dans le bourg même, à l’embranchement de deux chemins, un petit enclos funéraire forme l’enfeu particulier de la famille de Terves et contient la tombe de Pierre-Joseph-Louis de Terves, officier supérieur d’infanterie, le 29 mai 1857.

Aucune antiquité n’est signalée sur la paroisse dont la fondation paraît remonter au XIIe s. Elle formait un prieuré de l’abbaye St-Jouin-de-Marne, qui présentait à la cure. Les seuls prieurs, rencontrés dans les documents angevins, sont Pierre Breslay, 1575. V. ce nom. – René Foussier, 1592. – Claude Taillebois, 1626, l’un et l’autre prieurs en même temps de Chemillé. – Pierre Leclerc de Saultré, 1668, le 18 avril 1738.

Curés : Jean de Seillons, 1634. – Mathieu Gourdon, 1628, 1649, inhumé aux Augustins des Gardes. – Mathurin Catroux, 1657. – Louis Catroux, originaire de Coron, 1675, 1688, en 1690 âgé de 56 ans. Il avait obtenu le 2 mai 1675 du comte de Vihiers, seigneur fondateur de la paroisse, la fondation d’un vicariat. – Louis Gourichon, 1688, le 3 août 1739, âgé de 76 ans. – René Cottenceau, 1739, le 19 novembre 1762, âgé de 60 ans. – René Lhommedé, décembre 1762, le 9 décembre 1787, âgé de 60 ans. – Antoine Rétailleu, 1787, 17 mai 1791, déporté en septembre 1792 en Espagne. – Valfranmbert, 8 octobre 1791.

La paroisse dépendait de l’Evêché de Poitiers jusqu’en 1317, de Maillezais jusqu’en 1648, puis de la Rochelle, du Doyenné de Vihiers, de la Sénéchaussée d’Angers, de l’Election de Montreuil-Bellay, du Grenier à sel et du District de Cholet en 1788-1790, du canton de Vézins en l’an V jusqu’au 27 brumaire en X.

Le seigneur était au XVIIe s. le comte de Vihiers, au XVIIIe s. celui de la Frapinière.

Maires : Pierre Lhumeau, an VII. – Péton, 2 janvier 1808, démissionnaire. – P. Lhumeau, 25 août 1808. ( Pierre Achard, 17 juillet 1817. – Sulpice Péton fils, 8 setembre 1830, démissionnaire. – Math. Achard, 28 décembre 1843, installé le 11 février 1844, démissionnaire en 1858. – Jean-Louis Jacquet, 13 juillet 1858, démissionnaire en décembre 1873.