K comme Cornillé-les-Caves

Pas de communes commençant par K, bien évidemment dans Le Maine-et-Loire… Un peu de triche phonétique donc avec [k]ornillé-les-[k]aves ! ( Et hop, deux « K » pour le prix d’un !)

Situation

Commune angevine du Baugeois, Cornillé-les-Caves se situe à l’est de Bauné, à une vingtaine de kilomètres d’Angers.

Les villages alentour sont Bauné, Lué-en-Baugeois, Fontaine-Milon, Chaumont-d’Anjou, Corné et Mazé.

Mes ancêtres originaires de Cornillé-les-Caves

Ce lieu est utilisé 19 fois dans ma généalogie. Peu de mes ancêtres y ont donc vécu.

Principaux patronymes

BREHIN – CHARDON – MENOU

Baptêmes

  • Le 6 août 1608 est baptisée Jeanne BREHIN, fille de René BREHIN et de Jeanne BOULANGER.
  • Le 16 mars 1610 est baptisée Sébastienne MENOU, fille de Louis MENOU et de Julienne GUILLEBAUDE.
  • Le 10 janvier 1643, Louis CHARDON, fils de Sébastienne MENOU et de Louis CHARDON, voit le jour.

Mariages

  • Le 13 mai 1632, Jeanne BREHIN épouse René CHARDON.
  • Le 27 juillet 1634, Sébastienne MENOU épouse Louis CHARDON, fils de Jean CHARDON et de Urbaine BELLANGER. A t-il un lien avec René CHARDON, mari de Jeanne BREHIN ?

Sépultures

  • Le 10 juillet 1626, mourait Jeanne BOULANGER, femme de René BREHIN et mère de Jeanne BREHIN.

Histoires insolites à Cornillé-les-Caves

3 janvier 1605 – Réhabilitation du cimetière.

10 novembre 1609 – Visite d’un cardinal et de jolies écritures.

AD49 en ligne

Le dixiesme jour de novembre mil six cent neuf ariverent au soir en la maison de M. Maurice CHASTON sieur de Sault d’Echemiré, le général de l’Ordre des Cappucins Italien cardinal du Sainct Siège appostolique aagé de soixante et dix ans accompagné du provincial dudit Ordre, François PARRISIEN, lequel Général fut le landemain jour et feste de M. St Martin à la messe en l’église de Cornillé où il reçeut la Sainte communion. DEO GRATIAS, fait par moy curé dudit lieu.

Cornillé-les-Caves par Célestin Port.

Cornillé, canton de Seiches (10 kil.), arrondissement de Baugé (20 kil.) ; – à 24 kil. d’Angers. – Villa quam Corniliacum nuncupant VIe siècle (Vit. Magnob., ap. Boll., octobre, t. VII). – Villa nomine Corniliacus 1060-1067 (Cartul. du Ronc., Rot. 3, ch. 42). – Cornilleium 1183 (H.-D. R 1, f. 10), 1202-1210 (1er Cart/ St-Serge, p. 204). – Cornigle 1216 (Chaloché, t. III, f. 115). – Prioratus de Cornille 1216 ( Ronc., Cornillé). – Villa de Cornilleio 1317 (Ib.). – Dans une vallée, coupée par une ligne de trois hautes buttes (69-79 mèt.), et vers Nord de bois taillis. – Entre Corné (4 kil.1/2) et Mazé (6 kil. 1/2) au Sud, Bauné (2 kil.) à l’Ouest, Lué (4 kil.) au Nord, Fontaine-Milon (3 kil. 1/2) à l’Est.

Le bourg s’élève presqu’au faîte de la plus haute côte (79 mèt.) qu’aborde en tournant l’unique chemin de Fontaine-Milon, qui traverse le territoire de l’Est à l’Ouest. – A mi-côte, à l’extrémité d’une avenue s’élève (33 mèt. 33) une tour construite en 1833-1835, près l’habitation de M. Lemarié-Lepré, ancien maire, ronde, en tuffeaux blancs, de 5 mèt. de diamètre, sur une base à 6 pasn, à quatre étages, dont les baies vont se rétrécissant, et surmontée d’un entablement et d’un dôme, qu’entoure une balustrade en fer d’où l’on découvre un horizon immense.

Y passe le ruisseau des Aulnais ; – y naît le ruisseau de Pouillé.

En dépendent les villages de la Perrichère (16 mais., 44 hab.), et de Chérisson (11 mais., 30 hab.) ; les hameaux des Aulnais (4 mais., 19 hab.), du Haut-Ormeau (5 mais., 20 hab.), de la Touche (3 mais., 10 hab.), de Pouillé (3 mais., 13 hab.), de Guigoitru (3 mais., 12 hab.) et 40 fermes ou écarts.

Superficie : 1038 hectares dont 92 hectares en vignes et 131 hectares en bois.

Population : 130 feux en 1720. – 586 hab. en 1726. – 130 feux en 1788. – 145 feux, 558 hab. en 1790. – 565 hab. en 1831. – 603 hab? en 1841. – 621 hab. en 1851. – 522 hab. en 1872 dont 210 au bourg ; mais une partie est encore habitée souterrainement, notamment la rue dite des Caves, bordée, sur une longueur de 250 mèt., d’exploitations anciennes de tuffeau blanc.

Mairie avec Ecole construite en 1839-1840. – Une partie de l’ancien cimetière lui sert de jardin où l’on a trouvé vers 1825 un squelette de cheval de guerre avec les débris de l’armure du cavalier. – Ecole libre de filles (soeurs de St-Charles).

L’Eglise, dédiée à St Malo (succursale, 5 nivose an XIII), s’élève au centre du bourg (22 mèt. sur 10). La nef unique, déformée par l’adjonction vers Nord d’un bas-côté, se termine sans arceau ni chapelle ni décoration d’aucune sorte, par un mur plat auquel s’applique un autel à rétable (XVIIIe siècle) portant au centre un mauvais tableau de la Nativité, dans les niches latérales les statues difformes de St Malo et de St Julien ; au-dessus un Père éternel et deux vilains médaillons sans nom ; à droite dans le choeur subsiste seulement de l’oeuvre primitive une piscine à baie ogivale et une des fenêtres avec des moulures antiques. Le caractère de l’oeuvre se reconnaît mieux extérieurement au pignon de la façade avec porte ogivale à sept rangs d’archivoltes en retrait, portant une demi-baie ogivale quadrilobée sur double trèfle avec encadrement en fer à cheval. Le mur vers Sud en moyen appareil régulier, avec corniche à double encorbellement, montre vers le choeur et l’abside les traces des travaux de date plus récente qui l’ont transformé en laissant apparaître pourtant une porte latérale romane et la disposition des fenêtres dont deux à plein cintre éclairaient le pignon du choeur.

Le Cimetière a été transféré en 1842.

On ne signale aucun vestige antique sur la commune. L’église en appartenait au XIe siècle, avec tous les droits de cure et les dîmes, à Robert Bourguignon et à sa femme Blanche, qui en firent don vers 1060-1065 aux religieuses du Ronceray d’Angers, en y joignant l’emplacement pour une habitation et pour un grenier. L’abbesse n’y établit pourtant pas de prieuré. Elle possédait la seigneurie de la paroisse avec droit de haute, basse et moyenne justice sur partie du bourg, qu’elle déca avec tout le fief vers 1680 au seigneur de la Perraudière, sauf les droits honorifiques et la présentation de la cure.

Curés : Pierre Ménart, 1470. – Benoit Sarrasin, chapelain de la Trinité d’Angers, 1536. – Guillaume Nivard, 1587, mort le 26 novembre 1593. – Yves Arrondeau, 1594, curé de St-Pierre de Durtal en 1598. – Pierre Thoisnault, 1598, mort le 13 juin 1621. – Eustache Leroyer, janvier 1622, mort le 18 juin 1658. – Pierre Chailleu, juin 1658, mort le 24 décembre 1679, âgé de 58 ans. – Jean Bellière, 1680, mort le 5 janvier 1684, âgé de 63 ans. – Jean Dupont, du diocèse de Tarbes, installé le 21 septembre 1684, décembre 1685. – Jean Goyet, mars 1686, mort le 2 décembre 1690, âgé de 33 ans. – Charles-Antoine de Villeneuve, septembre, décembre 1691. – René André de la Primaudière, janvier 1692. – « Ce premier janvier 1696 je déclare, écrit-il, que je retrancheray cette seigneurie de la Primaudière que j’avois soutume d’ajouter à mon nom.  » Et il signe dorénavant : René André jusqu’en novembre 1706 qu’il devint doyen de St-Laud. – René Toché, octobre 1707, mort le 4 février 1731. – Jean Marais, installé le 27 février 1731, mort le 18 août 1745, âgé de 56 ans. – Jacques Frouin novembre 1745, novembre 1746. – P. Fercoq, avril 1747, juillet 1791. Le vicaire F. Charenton signe après lui et à partir du 17 décembre 1792 : « Vicaire et officier public. »

Ce qui restait du domaine primitif, démembré au profit du Ronceray par R. Bourguignon, était advenu en héritage à Geoffroy de Sablé, beau-frère du sénéchal Guillaume Desroches. Il le donna vers la fin du XIIe siècle aux moines du Bois-Renou, plus tard du Perray-Neuf. Le centre de ce fief qui s’étendait sur une partie du bourg, était au logis de la Cour, annexe de l’abbaye du Perray et qui prenait le titre parfois de prieuré de Cornillé.

La paroisse dépendait de l’Archiprêtré d’Angers, de l’Election, du grenier à sel de Beaufort et du District de baugé.

Maires : Camus, 16 vendémiaire an IX. – FLorent Le Mercier-Lepré, 18 frimaire an XIV. – René Charlery aîné, 30 janvier 1816, démissionnaire le 16 août 1830. – Jean Lemercier Lepré, 13 octobre 1830. – Louis Lusson, 1832-1834. – Lemercier-Lepré, 1834, démissionnaire en 1850. – R. Charley, 23 juin 1850, installé le 12 juillet. – Arthur Grille, 1865, en fonctions, 1874.


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