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- Mes ancêtres originaires de Thorigné-d’Anjou
- Histoires insolites à Thorigné-d’Anjou
- Thorigné-d’Anjou par Célestin Port
Situation
Thorigné-d’Anjou est une commune du Maine-et-Loire (49) située à l’est du Lion-d’Angers. Cette commune a été choisie en 2007 par la région Pays de la Loire comme étant le village « coup de cœur » de l’année.

Mes ancêtres originaires de Thorigné-d’Anjou
Le lieu Thorigné-d’Anjou est utilisé 71 fois dans mon arbre. Plus d’une douzaine de mes ancêtres directs y ont vécus.
Principaux patronymes
Pierre ALLARD, fils de René ALLARD et de Jeanne HOUDEBINE est baptisé le 29 octobre 1626. Aux alentours des années 1666, il épouse Marguerite BARAISE, fille de Pierre BARAISE et de Marguerite BEDEAU, baptisée également à Thorigné-d’Anjou, le 3 mai 1638.
Jeanne CHAMBILLE, fille de Julien CHAMBILLE et Catherine BOURDAIS est baptisée le 25 juillet 1643. Elle épousera Simon COUANNE, dont je ne sais pratiquement rien, et ira vivre avec lui à Grez-Neuville.
Deux générations plus tard, le 10 mai 1718, Pierre COUANNE, petit fils de Simon COUANNE et de Jeanne CHAMBILLE, fille de Pierre COUANNE et de Perrine ALLARD, épouse Marie FROGER à Thorigné-d’Anjou.
Sépultures
Le 22 août 1669, Marguerite BARAISE, à peine âgée de 32 ans, est inhumée dans le petit cimetière. Son père, Pierre BARAISE, aura une vie beaucoup plus longue, puisqu’il meurt, le 21 mars 1683, âgé d’environ 80 ans.
Pierre ALLARD, âgé de 84 ans, est inhumé le 6 février 1711 dans le petit cimetière de THorigné-d’Anjou. Sa fille, Perrine ALLARD, épouse de Pierre COUANNE, le rejoint l’année suivante. Elle est inhumée le 28 mars 1712 dans le petit cimetière. Pierre COUANNE, quant à lui, meurt en 1723. Il est inhumé me 21 août, également dans le petit cimetière de Thorigné-d’Anjou.
Histoires insolites à Thorigné-d’Anjou
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Thorigné-d’Anjou par Célestin Port
Thorigné, canton de Châteauneuf (14 kil. 1/2), arrondissement de Segré (18 kil.) ; – à 26 kil. d’Angers. – Tauriniacum inter Sartam et Meduanam 996-1010 (1er Cartul. St-Serge, p. 13). – G. de Torinni (1082-1094 (2e Cartul. Saint-Serge, p. 139). – Torigneii prior 1155-1162 (Ibid., p. 182). – Fodrium Torigniaci 1117 ( 1er Cartul. Saint-Serge, p. 117). – Ecclesia Sancti Martini de Thorigniaco 1159 (Ibid., p. 16). – R. de Torinniaco 1171 (Ib., p. 198). – Parochia de Thorigne 1247 (G 732). – Prioratus de Thorigne 1264 (St-Serge, ch. or.). – Dans la vallée et sur le plateau de la rive gauche de la Mayenne, – entre Grez-Neuville (4 kil.) au Sud, Sceaux (5 kil.) au Sud-Est et à l’Est, Chanteussé (3 kil. 1/2) au Nord, Montreuil-sur-M. et le Lion-d’Angers, à l’Est outre Mayenne.
La route départementale de Baugé à Nort traverse de l’Est à l’Ouest par le centre dans toute la largeur, rejointe à 100 mètres du bourg par le chemin de grande communication de Seiches, et preque au sortir du terrtoire par le chemin de Grez-Neuville. Du bourg part le chemin d’intérêt commun de Querré.
Y naissent le ruisseau de la Rabonnière et ses affluents, des Menottières et de la Rigaudière, – les ruisseaux de la Bodinière, – de Thorigné, qui naît au bourg même et se jette sous la route dans la Mayenne, – et de la Planche-Jouanne, qui naît près la Rétinière, coule de l’Est à l’Ouest, passe sous le chemin de Querré, au Nord de Truon, contourne l’Effrière et Riadin et se jette, comme tous les précédents, dans la Mayenne qui borde vers l’Ouest le territoire, en formant en amont du pont de l’Aubinière, une grande île et plusieurs petits îlots.
En dépendent les hameaux des Reusardières (5 mais., 20 hab.), de la Rabonnière (3 mais., 20 hab.), de la Roulière (3 mais., 9 hab.), de la Rétinière (5 mais., 21 hab.), et 67 fermes ou écarts.
Superficie : 1645 hectares dont 200 hectares en prairies, 4 en vignes, 500 hectares en labours.
Population : 113 feux, 512 hab. en 1726. – 140 feux, 883 hab. en 1789. – 627 hab. en 1831. – 692 hab. en 1841. – 696 hab. en 1851. – 653 hab. en 1861. – 651 hab. en 1866. – 621 hab. en 1872. – 601 hab. en 1876, – en décroissance lente mais continue depuis 40 ans, – dont 189 hab. (61 mais., 63 mén.) au bourg, autrefois perdu à l’écart mais transformé par la traversée de la route départementale. L’éminence qui le porte, cache la marne inexploitée à 50 centimètres à peine de profondeur.
Bureau de poste du Lion-d’Angers. – Perception de Chambellay.
Mairie avec Ecole laïque de garçons, construite par adjudication du 20 janvier 1865 (archit. Châtelais, de Segré). – Ecole communale laïque de filles.
L’Eglise, dédiée à St-Martin (succursale, 5 nivôse an XIII), est surexhaussée sur un double palier de 15 marches. Le pignon de la façade a été refait avec fenêtres en style XIIIe siècle mais les murs latéraux sont d’antique appareil de moëllons irréguliers, régulièrement alignés, avec intercallations de briques. Dans le mur Sud s’ouvrent trois étroites baies romanes, enfoncées en retrait dans l’ébrasement du mur, XI e siècle. Le côté Nord reste aveugle, attenant autrefois au prieuré, – ou, comme on dit, à l’abbaye, qui, – ayant été reconstruite complètement avec la ferme, en est séparée par un petit chemin. – La nef unique, couverte en bois, se termine par un arceau ogival, dont le pied soutient les autels de la Vierge et de saint Sébastien. Le choeur fait suite, comprenant deux travées, dont une éclairée par une fenêtre plein cintre XII e siècle, les deux travées égales ensemble en longueur à la nef et voûtées en croisée d’ogive à moulures rondes saillantes, XVe siècle. Au fond s’applique un autel XVIIIe siècle en forme de rétable, portant au centre un tableau, la Résurrection du Christ, à droite et à gauche le sstatures de St Martin et de St Pierre. – Au sommet central, sur une plaque de marbre, on lit : Altare hoc sumptibus suis Domino erexit Petrus Letourneux, hujusce parochioe rector, anno Domini 1769. Le clocher carré s’élève sur la droite du transept, soutenu de haut en bas par de puissants contreforts. La cloche a été fondue en 1750 par P. Labry et tenue sur les fonts par Nic. Louet de Chauvon, comme l’indique une inscription. – Derrière, dans l’ancien cimetière des moines, se dresse une antique croix de pierre, d’un seul éclat de schiste, sans piédestal.
Le Presbytère a été acquis par la commune, autorisée d’une ordonnance du 29 septembre 1829.
La fontaine St-Martin, où l’on venait en pèlerinage et qui passait pour guérir de la teigne, a été convertie en lavoir public en 1840 et alimente deux abreuvoirs.
La voie montant de Cantenay par Grez franchissait la Mayenne en amont du Port de Grez – et sans doute ne laissait pas sans communication le vieux bourg. Dès la fin du Xe siècle l’existence y est constatée d’une église probablement plus antique. L’évêque Rainaud en fit don à l’abbaye St-Serge d’Angers qui y établit un prieuré, centre d’un fief important qualifié au XVI ème siècle de châtellenie. Les comtes d’Anjou firent successivement abandon aux religeiux de leurs divers droits de coutume, de gites ou d’étapes. La dîme des grains tant gros que menus, des chanvres, agneaux, pourceaux, laine sappartenait pourtant pour les deux tiers au Chapitre Saint-Maimbeuf d’Angers.
Je n’ai rencontré d’autres noms de prieurs que ceux de Regnault, 1301, Hamelin, 1315, 1330, et Bordin, 1652. – Dès le dernier triers du XVIIe siècle le bénéfice était réuni à la mense abbatiale.
Curés : Jean de la Suze, 1301. – Guillaume de Bois-Talvas, 1309. – Raoul Bougant, 1419. – Guillaume de St-Just, qui résigne en 1458. – Pierre Maugendre, 22 février 1459 nouveau style – Jean Maugendre, son neveu sans doute, prédicateur éminent, verbi divini preco eloquentissimus, inhumé dans l’église St-Serge d’Angers. – Pierre Lecouvreux, licencié en décrets, 1499. – Pierre Nepveu, 1537. – Pierre Bernard, 1564. – Pierre Bordeau, 1597, qui résidait à Gouis. – Guy Manceau, 1607, mars 1648. – Boulet, 1650. – Pierre Rigault, 1654, qui résigne en 1694, âgé de 70 ans. – René Rigault, juillet 1684, mort le 4 mai 1715. – Janneaux, octobre 1715, septembre 1739. – P. Letourneux, novembre 1739, qui résigne sur la fin de 1771 et est inhumé le 27 janvier 1773, âgé de 72 ans. – Pierre Bruneau, ancien vicaire de Juvardeil, 24 juin 1772, jusqu’au 3 avril 1791. – Avranché, 3 avril 1791.
La paroisse, qui avait pour seigneur et pour présentateur l’abbé de St-Serge, dépendait du Doyenné d’Ecuillé, de l’Election, des Aides et de la Sénéchaussée d’Angers, – sauf l’Aleu, la Cave, la Cour de la Hardière, le haut Bointard, qui relevaient au judiciaire de Châteaugontier ; – du District de Châteauneuf. Depuis le milieu du XVIIIe siècle, on avait commencé à défricher les bois et les landes, mais les engrais manquaient pour l’agriculture. « Le faux saunage, » – déclare-ton en 1788, – « est la passion dominante d’une partie des habitants. » – La chouannerie s’y recruta d’autant mieux. Un de ses tristes héros, Jean Fouassier dit la Faveur, était originaire du bourg et y revint travailler en l’an IV de son métier de sabotier.
Maires : Jean Bernier, 1791. – J.-Jacques Boreau du Chesneau, 1er messidor an VIII, mort le 15 juin 1812. – Jean Cohu, 6 août 1812. – René Aubry, 15 janvier 1816, démissionnaire le 11 août 1830. – Jean Cohu, 17 septembre 1830. – Henri-Paul Goirand, 1840, démissionnaire en novembre 1842. – Pierre-Aimé Millet, V. ce nom, 6 décembre 1842. – Henry Benoist, 11 avril 1848. – Jean Cohu, 1866. – Levoyer, 1870. – Rivault, 1874, en fonctions, 1877.
