Situation
Vezins est une commune située dans le département du Maine-et-Loire, dans la région des Mauges, près de la ville de Cholet. La forêt dite de Vezins s’étend sur les communes de Nuaillé, Chanteloup-les-Bois et Yzernay.
Mes ancêtres originaires de Vezins
Ce lieu est utilisé 86 fois dans mon arbre mais seulement par quatre de mes ancêtres directs.
BAUDOUIN – BOUSSION
Jean BOUSSION est né à Vezins vers 1660. Fils de René BOUSSION et de Michelle BAUDOUIN, il épouse Marie RABIN, puis Perrine MASSICOT à Coron où il vivra désormais. Quant à Michelle BAUDOUIN, je ne sais quasiment rien d’elle si ce n’est qu’elle était la fille de Jean BAUDOUIN, inhumé le 13 janvier 1678 dans le cimetière de Vezins.
Histoires insolites à Vezins
Louise ABELLARD, battue à mort par les Républicains et laissée pour morte dans la forêt de Vezins.
Un enfant inconnu inhumé dans léglise de Vezins
J’ai retrouvé l’acte dont parle Célestin Port ci-dessous. L’enfant est inconnu parce que les parents refusent d’entrer dans l’église et de donner le nom de l’enfant. Le curé est en effet « intrus ».

Le dix sept novembre mil sept cent quatre vingt ans a été inhumé un enfant à nous inconnu, les parents se refusant entrer en l’église de ce lieu et de nous donner les noms. La sépulture a été faite en présence de Jean, Maurice et Joseph les BESSONs tous trois sacristes de cette église, un seul a signé. Un mot rayé nul. Jean Besson – Gautronneau curé de Vézins.
Vezins par Célestin Port
Vézins, canton et arrondissement de Cholet (1
kil.) ; – à 51 kil. d’Angers. – Pratum de Vecins, Vezins 1120 circa (Chemillé, ch. or. et Cartul., ch. 91). – E. de Vicinis 1160 circa (H Sain-Serge, Pr. de St-Melaine, ch. or.). – Dominus de Vezins 1228 (H Pr. du Coudray-Montb., ch. or.). – Parochia de Vicinis 1300 circa (Gr. Gauthier). – Ecclesia parochialis Sancti Petri de Vesinis XVIe siècle (Pouillé de Maillezais, dans Lacurie, p.361). – Sur un haut plateau (150-174 mèt.) découpé par les vallées de l’Evre et de ses affluents ; – entre la Tour-Landry (3 kil. 1/2) au Nord, Coron (5 kil.) à l’Est, Chanteloup (4 kil.) et Nuaillé (7 kil.) au Sud, Nuaillé et Trémentines (6 kil.) à l’Ouest.
La route nationale de Saumur aux Sables descend du Nord-Est, se brise en traversant le bourg et reprend du Nord-Est au Sud-Ouest jusqu’au passage du ruisseau de la Maillarderie après 6040 mètres de parcours. Elle est croisée au bourg même par le chemin de grande communication de Chemillé à Maulévrier, et rejointe à 200 mètres des maisons vers Sud-Ouest par le chemin d’intérêt commun de Saint-Macaire.
L’Evre y naît en deux sources, qui coulent l’une de l’Est à l’Ouest, l’autre du Sud au Nord, se réunissent à la Ferchauderie, remonte vers Nord jusqu’au Mutreau, où elle se recourbe vers l’Ouest, forme limite avec la Tour-landry, s’incline vers Sud-Ouest, forme limite avec Trémentines, et y pénètre au moment d’aborder le chemin de St-Macaire. Elle reçoit à gauche le ruisseau de Régnier dit aussi de la Limonnière, 1 kil. de cours, – et celui de la Maillarderie, qui forme limite avec Trémentines sur tout son parcours de 2500 mètres. – Le ruisseau de Montbault coupe la pointe extrême de l’ange Sud-Ouest. – A l’opposé le ruisseau de la Mazerie, affluent du Lys, limite un instant Chanteloup et Coron, grossi du ruisselet de la BLouère, né sur la commune.
En dépendent les villages et hameaux des Poteries (pour partie, 30 maisons, 34 ménages, 113 hab.), des Piletteries (13 mais., 47 hab.), de Régnier (10 mais., 44 hab.), de la Mingotière (5 mais., 28 hab.), de la Gaudichère (4 mais., 23 hab.), des Duretteries (3 mais., 25 hab.), du Bordage-Musseau (3 mais., 6 hab.), les châteaux de Vezins et de l’Eperonnière et 63 fermes ou écarts.
Superficie : 1802 hectares dont 352 hectares en prés, 1 hectare en vignes, 4 en bois autour des deux châteaux, le reste en labours, y compris les 34 hectares d’il y a 60 ans. – La forêt dite de Vézins, compte 1124 hectares, mais uniquement sur les communes de Chanteloup, la Plaine et Yzernay, sans qu’il en subsiste rien sur Vézins.
Population : 143 feux en 1699. – 253 feux, 1140 hab. en 1720-1726. – 340 feux, 1291 hab., en 1789-1790. – 1730 hab. en 1821. – 1776 hab. en 1831. – 1821 hab. en 1541. – 1932 hab. en 1851. – 2011 hab. en 1861. – 1947 hab. en 1866. – 1864 hab. en 1872. 1798 hab. en 1876, – en développement rapide et constant pendant 30 années, arrêté brusquement et perdu depuis quinze ans. – 936 hab. au bourg (171 mètres, 303 mén.), tout entier rebâti depuis la guerre de Vendée et habité par de nombreux tisserands pour l’industrie de Cholet.
Fabrique importante de briques, tuiles et cuviers aux Poteries : – 2 moulins à vent ; une teinturerie ; – commerce de bestiaux et céréales.
Marché de menues denrées le lundi.
Facteur-boitier. – Chef-lieu de perception pour les communes de Chanteloup, Nuaillé, Trémentines et Vézins.
Mairie avec Ecole publique laïque de garçons dans une maison acquise le 11 octobre 1845, reconstruite en 1875-1876 (arch. Roffay de Saumir). – Ecole publique de filles (Soeurs de la Pommeraie), bâtie en 1862 (arch. Humeau, de Mêlay), avec Salle d’asile publique, fondée en 1847.
L‘Eglise, dédiée à St Pierre (succursale, 5 novôse an XIII), a été reconstruite au centre du bourg par adjudication du 31 mai 1847 (archit, Chesneau et Lenoir, d’Angers) en style néo-grec, avec choeur, entouré d’une belle boiserie, vitraux armoriés, maître-autel en pierre dure sculptée. Une grile en fer forgé protège les fonts baptismaux, décorée de deux écus accolés, dont un d’argent à la croix dentelée de gueules, cantonnée de 4 aigles de sable, qui est de Leclerc de la Ferrière de Vézins, l’autre de sable à 2 croix de calvaire tréflées et fichées d’argent , accompagnées en pointe d’une coquille de même, qui est de Becdelièvre, le tout entouré de palmes rattachées par un ruban, avec les initiales enlacées V-B dans un cartouche, -oeuvre du commencement de ce siècle.
L’ancienne église, complètement incendiée en 1794 et recouverte tant bien que mal dès l’an X par les habitants, s’élevait sur la droite de la route en allant à Saumur, vis-à-vis la grande place. Le 2 juin 1713 avait été bénite la première pierre du clocher neuf et de la chapelle joignant l’église, qui fut consacrée le 13 septembre 1714 par le frère du marquis de Vézins, François-Joseph d’Andigné, docteur de Sorbonne, visiteur de l’Oratoire. Par son testament du 17 avril 1737 il légua une somme de 2000 l. pour la construction de l’autel et des fonts baptismaux, exécutés seulement vingt ans plus tard par le sculpteur Denis Gervais, – V. ce nom, et Armagnac (Jean d’). – L’oeuvre entière a été abattue en 1850.
L’ancien presbytère, vendu nationalement, avait été racheté par la commune, autorisée d’une ordonnance du 16 février 1827. Il a été déplacé et reconstruit complètement, au Sud-Est de l’église, en 1870-1871 (arch. Chesneau).
Aucune trace antique n’est signalée sur le territoire, sauf, près Régnier, quelque sépultures, d’une date non déterminée. La voie descendant de Chemillé à Châtillon longeait le bourg vers l’Ouest, ralliant presque à égale distance les deux grandes voies de la Salle au May et d’Angers à Fontenay par Chanteloup. – Aucun titre ne renseigne sur la fondation de la paroisse ni de l’église, auprès de laquelle est constitué à une date incertaine un prieuré du titre, comme elle, de Saint-Pierre dans la dépendance de l’abbaye de St-Jouin de Marnes, suivant certains documents, quoique aucun acte du Cartulaire publié ne l’y mentionne, ou suivant d’autres et plus probablement peut-être, de St-Michel-en-l’Herm. – A peine rencontre-t-on quelques noms de prieurs : Briand Jarry, curé en même temps de Thouarcé, 1605. – Butler, 1755. – Toussaint Allion, 1770, mort en 1773. – Toussaint Deschamps, 1774. – A cette date le bénéfice était desservi par le curé et par le vicaire moyennant une rente de 160 livres, qui fut portée à 250 livres par ordonnance épiscopale du 16 juillet 1776.
Curés : Jean Doussard, 1511. – Mélais Guillaud, 1651, mort le 11 mai 1681. – Jacques Barroueil, fils du sénéchal de Cholet, octobre 1681, mort le 31 juillet 1682, âgé de 57 ans. – Jean Bionneau, 1683, mort le 1er janvier 1688. – Joseph Roulleau, jusqu’en septembre 1733. – François Joseph Jannet, septembre 1733, mort le 5 mai 1756, âgé de 59 ans. – Pierre-Louis Drouin, juin 1756, qui résigne en 1775 pour prendre possession le 12 mai 1776 de la chapelle Saint-André-de-Nantilly de Saumur, et est inhumé le 21 mai 1782. – Charles-René Bouchet, 1775, qui refuse le serment en octobre 1791. – Joseph-Jean Gautronneau, « curé intrus », enterre dès le 17 novembre 1791 un enfant « inconnu », dit-il, les parents se refusant à entrer dans l’église et de donner les nonms« . Il fit abdication de toute fonction ecclésiastique le 18 pluviôse an II.
Une communauté du Tiers-Ordre de Saint-François ou Cordelières sous le titre de Sainte-ELisabeth, s’établit dans le bourg vers le milieu du XVIIe siècle, dans un bel et vaste enclos, avec jardin et triple corps de bâtiment dont une chapelle. On y comptait en 1698, – au témoignage du Rapport de Miroménil, qui les confond, si ce n’est son éditeur, avec des Cordeliers, – trente-trois religieuses, dix-huit seulement en 1790, dont deux tenaient l’école de charité. La maison tirait surtout grand profit d’un pensionnat de jeunes filles nobles et se recrutait parmi les meilleurs familles du pays. Mme Modeste de la Morandière en fut la dernière supérieure. L’établissement fut vendu nationalement, église, jardins, masures, le 17 messidor an VI et de nouveau le 30 nivôse an XI. L’enclos en existe encore, transformé en prairies et en petits jardins avec maisonnette, conservant vis-à-vis l’église actuelle son haut portail, dont la clé est sculptée d’une croix et la base montre inscrit : In hoc signo vinces ; auprès, se dresse la porte de la chapelle, encadrée de deux pilastres avec arceau trilobé, couronnant une niche vide ; au-dessous un écusson fruste et la date 1666 ; aux deux côtés de la niche, le mot : A Dieu.
A 1 kil. au Sud du bourg, sur le chemin de Maulévrier, se rencontre l’ancien hôpital de la Charité de Saint-François-de-la-Croix avec les ruines de son église, de ses bâtiments et des jardins. Il avait été fondé par le baron François Leporc de la Porte de Vézins, qui appela pour le desservir quatre religieux de l’ordre de St-Jean-de-Dieu. L’acte, daté du 4 septembre 1634, fut approuvé le 8 par les habitants et le 23 par l’évêque de Maillezais. L’église et le cimetière en furent bénis le 29 mai 1635. Une dotation particulière, constituée par le même bienfaiteur le 27 août 1638 pour la réception de 4 vieillards, n’eut pas de suite. On y recevait les passants et malades de tous pays, sauf les femmes et les enfants âgés de moins de sept ans ; mais la place des pauves était souvent prise par des pensionnaires tandis que les actes de la paroisse dans des années, il est vrai, de disette et de famine, mentionnent deux hommes morts « par faim et misère » en 1710, dont un à la porte même de l’hospice, et en 1711 de nombreux décès de mendiants abandonnés dans les fermes. – Les bâtiments furent incendiés en 1794 et un arrêté du Départment du 4e jour complémentaitre an IV ordonna provisoirement la réunion de l’hôpital et de ses biens, qui comprenaient, outre des rentes, la Fadaise, la Friquetière, la Luzillère, bordages aujourd’hui détruits, la Maison-Neuve, Maumussin, les Pilleteries, la Huitière, à l’hôpital de Cholet. – En 1857 le bureau de bienfaisance de Vézins revendiqua la division de ses revenus, mais après procès et appel fut débouté en 1866, comme n’ayant pas d’existence légale. – Une transaction a assuré depuis aux pauvres de Vézins une place à l’hôpital de Cholet.
Le fief avec château fort, y existe constitué dès au moins le XIIe siècle, aux mains d’une famille du nom de la Porte, de Porta, – Jean de la Porte en 1224, Gervais de la Porte en 1228, – Jean de la Porte, chevalier, que le lieutenant d’Anjou, Guillaume de Craon, autorise en 1357 à requérir les habitants pour « faire guet et garde et restaurer son chastel ouquel a moult grant et belle forteresse ; » – Béatrix de la Porte, femme en 1438 de Gilles Tournemine, qui commandait en 1453 les Bretons à la journée de Castillon en Guyenne. Il avait eu d’elle 16 enfants, et pour les établir fut réduit à aliéner la plus grande partie des forêts de son domaine et nombre de fiefs comme la Bournée, Trémont, Ambillou, qui autrefois en dépendaient. – Marthe, fille aînée de Jean de la Porte, sieur de Vézins, de Pordic, de la Jaille, épousa le 15 juin 1535 Jean le Porc, sieur de Parchal, de Villeneuve et du Plessis. La famille la Porte portait de gueules à 1 croissant montant d’hermines resarcelé d’or, la famille le Porc d’argent au porc de sable défendu et clariné d’argent. Le nouveau maître consacra le principal revenu de son domaine à faire réédifier et remparer le vieux château ‘tout caduc et ruiné ». Leur second fils et héritier Jacques le Porc de la Porte épousa le 7 juin 1556 Marguerite-Claudine de la Noue Brasdefer et en secondes noces Louise de Maillé. Il eut de la première un fils et deux filles qu’il prit en horreur. L’histoire de son fils René, (V. ci-dessus, t. II, p. 503) est devenue légendaire. Recueilli par son oncle de la Noue, et marié dès le 18 juin 1589 avec Anne de Maillé de la Tour-Landry, il mourut en 1616 avant d’avoir pu rentrer dans le manoir patrimonial, occupé par les protestants à titre de place de sûreté pendant près de 30 ans. C’est le 21 janvier 1622 seulement que le capitaine de la Ferrière, qui y commandait, remit le château aux mains de M. de Vendôme, moyennant une somme de 18000 livres, payée par le veuve de René et par leur fils François, qui se hâtèrent de faire avattre et raser toutes les fortifications, au grand soulagement du pays, rançonné par les soudards. Son autre fils André était évêque de St-Brieux. Sa soeur Marthe hérita de la terre et l »apporta à Charles d’Andigné, qu’elle avait épousé le 23 janvier 1618. Leur second fils Charles François d’Andigné, né à Angrie le 10 décembre 1630 se maria le 7 juin 1655 à Angers (GG 50) avec Marie Collin de la Noue, qui fut inhumé dans la chapelle seigneuriale de Vézins le 24 avril 1726, âgée de 90 ans. Il avait eu d’elle cinq enfants, morts sans postérité, dont deux fils tués à l’ennemi au service de la France. L’aîné et unique héritier, Charles-François, meurt à Angers le 21 février 1725, âgé de 69 ans. La seigneurie de Vézins passa alors par retrait lignager à N. de La Touche-Limousinière, sieur d ela Jarrière, descedant de Charlotte le Porc de la Porte, fille de René et de Louise de Maillé. Sa fille unique Marie-Madeleine avait épousé en 1724 Josué-Augustin de la Taste, sieur de Pitrac, chevalier de Saint-Louis, premier capitaine des grenadiers du régiment du roi, qui fut inhumé le 30 avril 1742, âgé de 65 ans dans le 2e caveau de la chapelle du château. Il ne laissait que deux filles, dont l’aînée Marie-Henriette-Charlotte épousa le 14 mai 1748 Philippe-Pierre-Marie Leclerc de la Ferrière, mort le 10 septembre 1762, âgé de 37 ans ; – après eux, leur descendance, Philippe-André-Fortuné Leclerc de la F., mort le 29 juin 1780, âgé de 29 ans, dont la veuve Marie-Suzanne-Radegonde-Charlotte Marsault, arrêtée dans les mines de Montrelais, périt guillotinée à Angers le 21 janvier 1794 ; – Philippe-Alexis-Fortuné Leclerc de la Ferrière, leur fils, marié en 1798 avec Emilie-Joséphine de Becdelièvre, mort en 1813 ; – leur fils aîné Philippe-Joseph, marié le 13 juin 1833 avec Pauline-Clémence Hector de Tirepoil.
La terre, qu’on voit qualifiée dès le XVIe siècle de baronnie et plus tard de marquisat, sans titre d’érection régulier, donnait la seigneurie des paroisses de Vézins, Chanteloup, St-Hilaire-du-Bois et Nuaillé, la présentation de 5 chapelles, droit de prévôté dans le bourg, haute, moyenne et basse justice, et comprenait au XVIIIe siècle, outre de nombreux fiefs, dont deux dans les faubourgs d’Angers, 23 métaireis, 3 moulins, 3 étangs, une forêt de 6 à 7 lieues de tour, la seule du pays, des revenus estimés, toutes charges payées, une valeur de 15 à 16000 livres, somme alors considérable. La mouvance qui relevait primitivement du château d’Angers, avait été attribuée au XIIIe siècle à la baronnie de Vihiers pour le château et les droits honorifiques, et pour le reste, retenue en franc alleu, puis concédée à Passavant. Le château, incendié en 1794, venait d’être rebâtie vers 1770 tout entier à la moderne, avec un beau jardin, environné de canaux d’eaux vives et dessiné par un jardinier célèbre de Paris. L’enceinte en enclavait à demi l’église, à laquelle se rattachait vers Sud-Ouest l’entrée du portail d’honneur, cantonné d’un enclos extérieur de verdure. La chapelle seigneuriale occupait le bras du transept Sud, bordée vers la nef d’un mur à hauteur d’appui et communiquant dans le choeur par un couloir privilégié. De l’autre côté de la route et au Nord de l’église, s’élevaient les halles pour la foire de St-Blaise (2 février). Y attenait le Palais, petite maison encore affermée en 1820, où la juridction était exercée par un sénéchal, un procureur fiscal, un greffier ; – au devant, la place, où le marché se tenait chaque lundi. – Le septier de la baronnie comptait 16 boisseaux pour 13 des Ponts-de-Cé. – Dès la fin du XVIIe siècle on voit une brigade de gabelle en résidence au bourg, infesté par le passage des faux-saulniers.
La paroisse dépendait de l’Evêché de Poitiers jusqu’en 1317, de celui de Maillezais jusqu’en 1648, plus tarde de celui de la Rochelle, du Doyenné de Vihiers, de l’Election et des Aides de Montreuil-Bellay, du Grenier à sel et du District de Cholet. UN ciqnuei_me pour le moins de la terre était en main-morte et les pauves y abondaient. – Un comité, composé de Papin, J. Houdet, P. Grimault et P. Bretin, y fut constitué dès les premiers jours de la guerre par les insurgés pour appovisionner l’armée. Les trois derniers arrêtés périrent guillotinés à Angers le 18 avril 1793. – Le 7 juillet 1828, la duchesse de Berry vint coucher au château, reconstruit en forme de vaste rectangle, accolé au centre d’une tour en saillie.
Il a été occupé militairement par la troupe de ligne en juin 1832. Une vue en est donnée par Méliand dans ses Vues pittoresques pour servir à l’histoire de la Vendée (paris, 1822, in-fol. obl. ; – une vue du bourg dans l’Album vendéen de M. Lemarchand.
Maires : Pierre Perrier, chirurgien-major depuis 1785 de l’hôpital, 1791. – Philippe-Alexis-Fortuné Leclerc de Vézins, an VIII, mort en février 1813. – Ch. de Grignon, 10 mars 1813. – Philippe Michel, 1er mai 1817. – Pierre Bertin, 23 janvier 1826. – Pierre Bouchet, octobre 1830. – Thodore Guignard, 28 août 1848, février 1852. – Pierre Bonnaventure fils, 17 juillet 1852, installé le 25. – L. de Terves, en fonctions, 1877. M. de Vézins, 1878.

C’est bien la première fois que je lis un acte où les parents ne donnent pas leur identité ;
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