Wavardolium est tout simplement l’un des anciens noms de Juvardeil… Pratique pour la lettre W…
- Situation
- Mes ancêtres originaires de Juvardeil
- Histoires insolites à Juvardeil
- Transcriptions BMS
- Juvardeil par Célestin Port
Situation
Juvardeil est une commune du Maine-et-Loire (49), qui se situe dans le Segréen, au nord de Cheffes et au sud de Châteauneuf-sur-Sarthe.
Mes ancêtres originaires de Juvardeil
Le lieu « Juvardeil » est utilisé 101 fois dans mon arbre et 20 fois par mes ancêtres directs.
Principaux patronymes
AMYOT – BABIN – CROCHET – ORYARD
Baptêmes
L’un des plus anciens baptêmes de ma généalogie, celui de Jeanne AMIOT, eut lieu le 17 février 1598. J’aime beaucoup l’écriture de l’officiant qui a rédigé l’acte.

Jeanne est la fille de Jean AMIOT et de Jeanne ORYARD. Elle épousera en 1617, toujours à Juvardeil, Jean BABIN, dont j’ignore l’ascendance. Son parrain Jean BRIAND – qui était-il pour elle ? – sera présent à son mariage. Jean BABIN savait signer :

De leur union naquit Jeanne BABIN qui épousera Michel TOUPELIN, fils de Jean TOUPELIN et Noëlle CHASLE, originaires de Villevêque.
Le 4 mars 1637, est baptisé également à Juvardeil, Pierre CROCHET, ancêtre de mon arrière-grand-mère Marie-Louise CROCHET, fils de Jacques CROCHET, métayer à la Haye, et de Renée GAUTIER.
Ont été inhumés à Juvardeil :
- Jean AMIOT, inhumé le dimanche 20 mars 1616, jour de la Passion, dans le cimetière de Juvardeil.
- Renée GAUTIER, femme CROCHET, inhumée le 25 septembre 1638.
- Charlotte MARIN, femme de Nicolas GAUTIER, sage-femme, inhumée le 21 février 1656.
- Jeanne AMIOT, veuve Jean BABIN, inhumée au cimetière de Juvardeil le 9 octobre 1662, âgée de soixante-cinq ans ou environ.
Histoires insolites à Juvardeil
Transcriptions BMS
Chronique de l’année 1616 à Juvardeil.
Chronique de l’année 1617 à Juvardeil
Juvardeil par Célestin Port
Juvardeil, canton de Châteauneuf (5 kil.), arrondissement de Segré (33 kil.) ; – à 28 kil. d’Angers. – Villa Gaverdolium 852 (Cartul. St-Aubin, f.5) – Senior de Gavardullio 1028 (Cart. du Ronc., Rot. 1, ch.1). – Javarduillum 1036-1056 (St-Serge, 1er Cart., p. 200), 1047-1081 (Ib., 2e Cart., p. 298). – Guavardolium, Wavardolium 1080-1120 (Cart. St-Aubin, f. 25 et 25 v°). – Guavardallium 1097 (Trés. des C., t. I, p. 31). – Gavardolium 1097 ( Epît. St-Nic., p. 26). – Garvadil 1090-1100 (Cart. du Ronc., Rot.3, ch. 14). – Javarzillium 1096-1097 (St-Serge, 1er Cart., p. 211). – Jabardulium 1104-1120 (Cart. du ROnc., Rot. 2, ch. 6). – Javardellium 1104-1120 (Ib., ch. 18). – Javardeil 1114-1134 (St-SErge, 2e Cart., p. 57), 1449 (E 262), 1508 ( E 3218), 1538 (Aveu). – Gavardel 1230 (St-Nic., Brionneau). – Jevardolium 1264 (Ib.). – Javardolium 1293 ( Saint-Aubin, Champigné). Le chastel et chastellenie, hebergement, terre, fief et sieurie de Juvardeil 1559 ( E 292). – Chévardé 1633 (Feneu, ET.-C.). – Beata Maria de Javardé 1711 (Tit. du Prieuré). Ces derniers types indiquent encore la prononciation locale tout au moins de la finale. – Sur la rive droite de la Sarthe, entre Châteauneuf et Cherré (9 kil.) au Nord, CHeffes (5 kil.) au Sud, Champigné (6 kil.), la Sarthe tout du long vers l’Est, sauf vis-à-vis le bourg où le territoire emprunte une bande des prairies de la rive gauche, aux dépens d’Etriché (4 kil.), qui les reprend vers Sud-Est sur la rive droite.
Le chemin d’intérêt commun de Soulaire à Chemiré, travers le bourg, où s’en détache vers Nord-Ouest un autre chemin, le reliant à la route de Baugé à Niort, qui traverse en droite ligne de l’Est à l’Ouest (2 kil.) la partie Nord du territoire.
Un bac dessert le bourg et les prairies, à 2 kil. 1/2 de la station d’Etriché-Châteauneuf.
Y passent, outre la Sarthe, le ruisseau de Baillé ou du Moulineau.
En dépendant les villages et hameaux du Port-Joret (36 mais. 105 hab.), de la Saulaie (8 mais., 20 hab.), de la Gouvaudière (13 mais., 35 hab.), de Cellières (21 mais., 68 hab.), de la Béraudière (18 mais., 18 hab.), des Petites-Landes (12 mais., 37 hab.), de la Gourie (17 mais., 71 hab.), de la Moisandière (6 mais., 22 hab.), des Bourdelières (5 mais., 18 hab.), du Bas-Lucé (5 mais., 16 hab.), du Haut-Lucé (3 mais., 10 hab.), de la Haie ( 3 mais., 18 hab.), le château de la Buronnière et 82 fermes ou écarts.
Superficie : 1788 hect., dont 1350 en labour, 268 en prairies, 100 en vignes, 70 en bois.
Population : 185 feux, 835 hab. en 1720-1726. – 201 feux en 1790, non compris Cellières (51 feux). – 1066 hab. en 1790. – 1011 hab. en 1831. – 1115 hab. en 1841. – 1163 hab. en 1851. – 1114 hab. en 1861. – 1080 hab. en 1866. – 1063 hab. en 1872, dont 311 hab. au bourg (84 mais., 115 mén.), assis à l’Est du territoire, sur une petite éminence, vis-à-vis de riantes îles de la Sarthe, un peu au-dessous du confluent du ruisseau de Baillé.
Quatre chantiers de construction de grands bateaux ; – fabrique de machines agricoles, – 2 carrières de grès ; – ancienne carrière d’ardoise abandonnée à la Rochette ; – élève de chevaux, porcs, moutons surtout de gros bétail ; grain, chanvre, lin, pommes de terre, vin, cidre en abondance. – Une variété de poires, de 2e qualité, porte le nom du pays.
Foire le 2e lundi d’octobre, dite de Sainte-Tanche.
Bureau de poste et Perception de Châteauneuf.
Mairie avec Ecole communale de garçons dans une maison acquise en 1835, transformée en 1838 par des travaux reçus le 6 mai (archit. Richou). – Ecole de filles (soeurs de la Pommeraie).
L’Eglise, dédiée à Notre-Dame (succursale, 30 septembre 1807), est un édifice moderne, en style ogival, d’une nef unique à trois travées, avec choeur et abside à pans coupés, avec une Assomption, de Thierry d’Angers, dans le vitrail central (archit. Delestre et de Coutailloux). Elle s’élève sur l’emplacement de l’ancienne dont le choeur avait été reconstruit en 1692 et béni le 1er mai 1695. Le clocher, plus vieux d’un siècle, 1596, a été abattu du 17 au 21 mai 1857. La construction nouvelle, adjugée le 9 février précédent, était inaugurée le 27 mai 1860. Les pierres proviennent du Grand-Bougrau, dépendance de la ferme du Prieuré, vieux logis, avec vaste enclos en culture, vis-à-vis la mairie.
Le Cimetière, à l’extrémité Sud-Ouest du bourg, renferme une chapelle avec autel de Vierge, refaite récemment sur l’emplacement d’une plus ancienne, consacrée le 1er juin 1749 sous l’invocation de St Jean-Baptiste et de Ste Marguerite.
Aucune trace ne reste de monuments celtiques ni même de la grande voie, qui montait de Cheffes vers Brissarthe, longeant le long du coteau. Le pays formait le centre d’une villa importante puisqu’on voit l’empereur Charles le Chauve y résider et y dater un de ses diplômes (16 août 852). – Un château fort y existait au XIe siècle avec tour dominant le passage et la tranversée de la Sarthe et enclavant l’église.
La fondation en est due, sans aucun doute, au seigneur, qui y entretenait deux prêtres. Il donna vers 1080 aux moines de St-Nicolas tout le domaine qui en dépendait, avec partie de ses propres droits, le cimetière pour y bâtir des habitations, et du terrain à suffisance, au bord de la Sarthe, à l’entrée de l’écluse déjà existante, pour y établir un bourg, des moulins, un four à ban, avec liverté de pêche pour deux pêcheures. Le pape confirma dès 1096 cette donation, que compléta en 1099 l’héritier du bienfaiteur, Hugues de Juvardeil. Il n’y a pas lieu de tenir compte d’une charte de 1109, qui attribue la fondation première au seigneur de Cellières. Une copie authentique du XVIIe siècle en existe aux Archives de Maine-et-Loire, mais le contexte seul en indique aux premiers mots la fausseté.
Les moines se contentèrent d’ériger un prieuré simple, sans autre chapelle que l’église paroissiale. Le curé, à a présentation de l’abbé, partageait les dîmes avec le prieur.
Prieurs : Jean Tillon, 1419. – Olivier Guyet, licencié en décret, 1488. – Jean de Ponthoise, 1528. – Auffray Maunet, 1569. – Charles Gencian, 1606. – Fiacre Rivière, 1629. – Antoine Armand, abbé commanditaire de la Chaume, 1694. – Denis Rousseau, installé le 15 mars 1694, 1699. – Guillaume Hinault, installé le 14 octobre 1699, qui résigne en janvier 1711. – Marc Thuau, installé le 8 avril 1711. – Pierre Privé, nommé le 8 janvier 1730, installé le 22 juin, qui résigne. – Jan Janin, installé le 28 mai 1745.
Curés : Remigius, 1104-1120. – Thomas Marquis, 1459, 1477. – Guillaume Basourdy, 1566, mort le 13 mai 1582. – Guillaume Guerrier, mort le 31 octobre 1626. – Ambroise Lemesle, 1629, mort le 1er mars 1652. D’avril à juillet 1650 une épidémie ravage la paroisse. Les inhumations se font de nuit sans pompe. – Philippe Parage, janvier 1670, mort le 8 mars 1714, âgé de 71 ans. Pierre-Nicolas Lejeune, juin 1714, frère du curé de Brissarthe et fils de Jean Ljeneune, trésorier de l’hôpital général et doyen des consuls d’Angers, qu’il enterre le 3 octobre 1717 dans son église. – Lui-même y est inhumé le 7 janvier 1748, âgé de 76 ans. – Jean-René Jallet de la Véroulière, installé le 22 janvier 1748, frère du curé de Marson, dans le Maine, et du capitaine tué à Minden, Voir Jallet. Il meurt le 8 septembre 1775, âgé de 54 ans. – René-Mathieu Auger, vicaire de St-Julien d’Angers, nommé le 8, installé le 13 septembre 1775 ; il signe jusqu’au 26 mars 1791 et figure parmi les déportés en Espagne de septembre 1792. – Son vicaire, Adrien Joubert, âgé de 31 ans, le remplace en vertu de l’élection constitutionnelle le 27 mars 1791, et signe jusqu’au 30 octobre 1791, pour prendre ensuite le titre d’agent et procureur de la commune.
Le prieur Antoine Arnault avait fondé par acte du 5 août 1689 une Ecole gratuite de filles, avec défense expresse à la maîtresse d’y recevoir aucun garçon, si jeune qu’il fût, et sous la surveillance et direction du curé, qui restait tenu de faire un devoir aux paysans d’y envoyer leurs enfants. – On trouve le 6 mars 1728 la sépulture d' »honorable femme Mathurine de Rougé, maîtresse d’école« , femme de Jérôme Brouard, âgée de 84 ans ; – de même le 14 janvier 1710 de Me Jacques Joubert, « prêtre, chapelain et maître d’école de la paroisse » pour les garçons sans aucun doute, – mais je ne leur vois aucun successeur.
La fondation de Châteauneuf réduisit tout d’un coup l’importance de Juvardeil, qui en devient un fief secondaire avec titre de châtellenie. Après l’extinction des premiers tenanciers qui en portaient le nom, il paraît être passé à la famille seigneuriale de Fontaine-Guérin. Jean de Bueil, à ce titre, le possède encore au milieu du XVIe siècle. Mais dès 1570 la terre est aux mains des barons de Briolay, dont relevait jusqu’alors le fief. Par acte du 2 avril 1722 Jean Goujon, baron de Châteauneuf, l’acquit de Charles de Rohan-Guéméné, mais l’année suivante Charles de Rohan, prince de Montauban, en exigea le retrait lignager. Ce fut dix ans plus tard seulement que Mlle de Rohan en consentit de nouveau la vente (7 juillet 1733) à Sébastien Cohon, qui devait en 1741 acquérir Châteauneuf et laisser les deux domaines à son gendre Amelot. – Il n’existait plus du reste depuis le XVIe siècle aucune trace du manoir qu’une place vide près l’église.
La paroisse dépendait de l’Archidiaconé d’Outre-Maine, du Doyenne d’Ecuillé, de l’Election d’Angers, du District en 1788-1790 de CHâteauneuf. – Elle est signalée en 1781 parmi les plus infestées des superstitions des Mouillotins.
On y trouve au bourg au XVIIe siècle de nombreux tisserands, des corroyeurs, un drapier drapant, « un brodeur en estame« , un moulin à tan en 1651, à côté des deux moulins à blé réduits alors à un seul ; – en 1788, 45 familles de pauvres.
La petite paroisse de Cellières, (Voir ce mot), a été réunie en 1790 à la commune de Juvardeil.
Maires : Jacques Edin, 1791. – Julien Lemesle, 1791. – Solier, 9 ventôse an XI. – Ch.-Emmanuel Rapin-Duchâtel, 1 janvier 1808. – Solier, 7 avril 1815. – Ch.-Nic. Rapin-Duchatel, 12 juillet 1815, nommé juge de paix de Châteauneuf en 1823, de nouveau maire en 1825. – Jacques Edin, 8 juillet 1828. – René Violas, 13 août 1830. – Jos. Godin, 1834. – Goujon, 1840, démissionnaire en avril 1841. – Moreau-Maugars, 1841, mort en 1847. – Alexis Deslandes, 22 septembre 1847. – Jos. Godin-Payé, 20 août 1848, démissionnaire. – Pierre Taluet, 19 janvier 1854, mort en août 1859. – Frédéric Beaussier, 7 septembre 1859, installé le 18, mort à Angers le 19 décembre 1867. – Nepveu, 1868, en fonctions, 1875.
Quelques lieux-dits

Jolie pirouette :-)
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Wa ! comme Wavardolium ! Fallait quand même le trouver. Bravo !
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