J’aurai pu aussi prendre Chanzeaux, mais un si grand nombre de mes ancêtres y ont vécu que même un challenge AZ tout entier n’aurait sans doute pas été suffisant …
Situation
Sceaux-d’Anjou est une commune du Maine-et-Loire (49), située dans le Segréen, à l’est du Lion-d’Angers et au sud-ouest de Châteauneuf-sur-Sarthe. La commune a changé de nom en 1920, Sceaux étant devenu Sceaux-d’Anjou. En 2013, on comptait huit autres communes angevines comportant le nom « Anjou » : Chaumont-d’Anjou, Cossé-d’Anjou, Faye-d’Anjou, Saint-Barthélemy-d’Anjou, Saint-Sylvain-d’Anjou, Thorigné-d’Anjou, Valanjou et Vern-d’Anjou.
Mes ancêtres originaires de Sceaux-d’Anjou
Selon mon logiciel Heredis, 63 événements ont eu lieu à Sceaux-d’Anjou et une douzaine de mes ancêtres y ont vécu un événement important (baptême, mariage ou inhumation).
Principaux patronymes
Marie FROGER fut baptisée le 16 mars 1697 à Sceaux-d’Anjou. Elle était la fille d’André FROGER et de Marie PRIEUR, mariés seulement depuis deux mois, le 2 janvier 1697. Elle avait à peine treize ans lorsque son père mourut et fut inhumé dans le cimetière de Sceaux-d’Anjou, le 6 septembre 1711. Quelque temps plus tard, elle épousa à Thorigné d’Anjou, le 10 mai 1718, Pierre COUANNE. La vie de Marie FROGER se termine à Sceaux-d’Anjou, le 2 avril 1746, elle avait 49 ans.
Le 16 septembre 1671 est inhumé à Sceaux-d’Anjou, Jean CADOT, métayer à Launay, fils de Jean CADOT et de Marie DELAHAYE et époux de Marie PERRAULT. Son fils, Pierre CADOT, épousera Urbaine SAVARY à Champigné où il terminera sa vie.
Peu de mes ancêtres ont donc vécu à Sceaux-d’Anjou, mais il est vrai que les registres n’y sont conservés que depuis 1668, il est donc difficile d’y remonter le temps.
Sont inhumés à Sceaux-d’Anjou :
- Marie PERRAULT, veuve de Jean CADOT, est inhumée le 1er mai 1676.
- André FROGER, inhumé le 6 septembre 1711, âgé de 73 ans.
- Marin FROGER, inhumé le 14 novembre 1712 dans l’église de Sceaux-d’Anjou.
- Pierre COUANNE, inhumé le 24 mars 1740, âgé de 45 ans ou environ.
- Marie FROGER, inhumée le 2 avril 1746, âgé de 49 ans ou environ.
Histoires insolites à Sceaux-d’Anjou
Etienne FROGER, petit-fils de Pierre FROGER et de Jacquine PREZELIN, originaires de Sceaux-d’Anjou, prêtre de la Chapelle Sainte-Catherine de Launay est inhumé le 17 décembre 1730/ Il semble qu’il s’agissait d’un prêtre très aimé de ses ouailles.
Sceaux-d’Anjou par Célestin Port
Sceaux, canton de Châteauneuf (14 kil.), arrondissement de Segré (24 kil.) ; à 20 kil. d’Angers. – Ecclesia Celsum 996-1010 (1er Cartul. St-Serge, p.13). – Curtis Celsae ecclesiae 1061-1082 (Ib.). – Celsum 1052-4082 (2e Cartul. St-Serge, p. 112). – Inter Sartam et Meduanuam loco qui Celsus nominatur 1060-1082 (Sceaux, Pr., t. I, p. 1). – Burgus de Celso 1171 (1er Cartul. St-Serge, p/ 198). – Prior, – ecclesia de Ceaus 1212, 1219 (St-Serge, ch. or.). – La paroisse de Ceaux 1284 (Ib., ch. or, t. I, f.2). – Villa de Ceaux 1299, 1310 (St-Serge, ch. or.). – La terre et seigneurie de Ceaux 1393 (G Cure). – La ville de Sceaux 1539 ( C 105, f. 49). – Seaus 1652 (Carte), 1783 (Pouillé). – L’étymologie est identique à celle de Chanto-Ceaux, soit qu’il faille y comprendre directement d’après le sens latin l’indication d’une hauteur, ce qui ne s »appliquerait qu’au bourg, – ou y reconnaître, comme l’indique M. Longnon, Mém. des Antiq., t. XXXVII, p. 146, un radical celtique de signification ignorée. – Entre Feneu (5 kil. 1/2) au Sud, Ecuillé (3 kil. 1/2) à l’Est, Champigné (6 kil.) au Nord-Est, Querré (7 kil.) et Chanteussé (7 kil. 600) au Nord, Thorigné (5 kil.) à l’Ouest, Grez-Neuville (6 kil.) au Sud-Ouest.
Le chemin de grande communication de Seiches à Thorigné, qui croise la route départementale d’Angers à Mamers, à 600 mèt. de la limite du territoire, traverse du Sud-Ouest au Nord-Est par le milieu du bourg, où le rejoignent deux chemins vicinaux.
Y naissent les ruisseaux de la Roussière, affluent de la Mayenne, – de St-Gervais, affluent de la Sarthe, – de la Suine avec ses affluents de la Sinette, de Monquerbut et de la Guérettière.
En dépendent le château de Launay et 70 à 80 fermes ou écarts que le Recensement classe par cantons sous les noms des Landes (127 hab., 34 mais.), de la Boirie (13 mais., 52 hab.), du Petit-Cabaret (23 mais., 106 hab.), de l’Anglaiserie (19 mais., 93 hab.), de Launay (29 mais., 166 hab.).
Superficie : 1719 hectares, dont la culture de vignes, très répandue aux XII-XVIe siècle, n’occupe plus que 3 hectares ; – 122 hectares en bois, reste de la forêt de Monquerbut.
Population : 745 hab. en 1790. – 740 hab. en 1820. – 760 hab. en 1831. – 716 hab. en 1841. – 688 hab. en 1851. – 792 hab. en 1861. – 810 hab. en 1866. – 815 hab. en 1872. – 814 hab. en 1876. – dont 270 hab. au bourg (59 mais., 95 mén.).
Culture de céréales en abondance, lin, pommes de terre ; – luzerne, trèfle, sainfoin sans les prairies ; – élève de bestiaux ; – commerce de bois de chauffage ; – carrière importante de calcaire et four à chaux ; – autrefois une briquetterie à la Rairie.
Source ferrugineuse sur la terre de Launay.
Assemblées le lundi de la Pentecôte et le 26 décembre.
Bureau de poste de Champigné – Perception de Chambellay.
Mairie avec Ecoles communales laïques de garçons et de filles, acquise par ordonnance du 13 mars 1837, agrandie en 1853. – Ecole libre de filles (Soeurs de St-Charles).
L’Eglise, dédiée à St martin (succursale, 5 nivôse an XIII), forme une longue nef unique, d’appareil antique mais caché à l’intérieur sous le plâtre et un lambris. A l’entrée a été accolé une sorte de hangar en façon de porche, à voûte inclinée, au-dessus de laquelle apparaît encore une très vieille baie romane enmurée. Le clocher carré XV-XVIe siècle, sans caractère, s’applique à la gauche, en avant du choeur, et dans le pied est établie la chapelle de la Vierge XVIIIe siècle. Vis-à-vis, dans la nef, une Sainte Famille porte écrit à l’angle inférieur de gauche : J. Cardinal per cap. dono dedit 1728 ; – auprès, une Annonciation ; – à l’entrée du choeur, transformé à la moderne, deux grossières statues de St Jean-Baptiste et de St Jean-Baptiste et de St Augustin et huit belles stalles XVIIe siècle dont les crédences représentent les diverses parties du chapiteau corinthien, la volute, la feuille d’acanthe, la demi-corbeille ; – au fond, les statues de St Martin et de St Etienne, deux toiles, une Vierge à l’Enfant et l’Education de la Vierge. – La sacristie y attient vers Nord-Ouest et l’on y aperçoit en plein et bien conservée une des quatre fenêtres primitives, le cintre formé de trois larges claveaux, creusés de rainures rouges pour simuler de faux joints et à l’estérieur une moulure en fer à cheval, XIIe siècle.
Le presbytère, vendu nationalement le 21 frimaire an IV, a été racheté par la commune, autorisée d’une ordonnance du 9 juin 1830.
Aucune trace antique n’a été signalée sur le territoire, que traversait du Sud-Est au Nord-Ouest la voie montant d’ANgers à Châteaugontier et passant au bourg. – La paroisse est constituée dès avant la fin du Xe siècle et l’église, dont le vocable seul, St Martin, attesterait l’antiquité, en fut donnée aux religieux de St-Serge d’Angers par l’évêque Rainaud. Un prieuré simple et régulier s’y établit où demeurait jusqu’au XIVe siècle le prieur avec un ou deux moines, dans un logis près l’église, dont dépendaient un cellier, des galeries, une cour, un pressoir, un portail, sur lequel était installé un logement, des jardins, vergers, garennes et les deux métairies de Trons, aujourd’hui du Tronc, et de la Braudière en Ecuillé, – plus les dîmes dans la paroisse de Sceaux et sur partie de Feneu. Par transaction du 31 mai 1776 il céda tous ses cens, rentes et droits seigneuriaux au seigneur de Sautré.
Prieurs : Lambertus, 1195. – Renaud de Longchamp, 1203, 1212. – Jean de Moranne alias Rualen, 1295, 1314. – Nicolas Croissant, 1401. – Denis d’Auverse, 1419. – Guillaume Landais, 1426. – Thomas de Croisant, 1447. – Jean de Morel, 1460 ? – Jean Gastain, 1469. – Jean de Juigné, 1568, 1575. – Jean Jacqueslot, doyen de St-Martin d’Angers, 1576, 1602. – Claude Tuschin, 1614. – Christ. de Morenne, archidiacre de Troyes, 1625. – François de Briolay, archidaicre de Troyes, 1636. – Luc Rivault, 1654. – Guillaume Drouet, 1654, 1658. – Etienne Pasquier, 1678. – Magloire Lot, 1679. – Jan Gommeau, installé le 3 février 1725, 1750. Louis-Charles de Mésanger, nommé le 16 avril 1750, qui se démet. – Guillaume-Jean-François Benoist, 2 octobre 1776.
Le service du prieuré était célébré dans l’église paroissiale, que desservait un curé, vicaire perpétuel, réglé en 1688 à la portion congrue. Il se déchargeait autant que possible sur un simple vicaire, à qui les habitants abandonnaient la glane, soit à peu près 4 ou 5 septiers de blé, et qui ne pouvant vivre, quittait souvent la place. Les paroissiens mirent le prieur en demeure par justice de leur fournir un prêtre à résidence – et même en 1687 furent réduits, la misère étant pressante, à obtenir contre lui arrêt du Parlement, qui le contraignit à les aider d’une aumône de 10 septiers de blé.
Curés : Olivier, 1295. – Guillaume de la Flèche, 1306. – Guillaume de Crochet, 1314. – Jean Boule, 1511, 1531. – Rob. Théard, 1549. – Marin Froger, 1564. – Jean Benoist, 1612? – Pierre Garnier, 1625, 1630. – Michel Toisonnier, 1647. – Antoine Odiau, 1656, 1665. – Charles Froger, 1686, mort le 19 novembre 1706, âgé de 47 ans. – Alexis Drouault, 1707, mort le 29 février 1712. – Louis Turpin, mai 1712, mort le 6 novembre 1721, âgé de 69 ans. – Charles Lejeune, janvier 1725, mort le 15 juillet 1740, âgé de 50 ans. Il est dit en 1739 « patriarche de la Butinie orientale ». – Pierre Lemotheux, 1741, mort le 21 septembre 1754, âgé de 60 ans. – Milon, 1755, qui passe à la cure de Brézé. – Jean Rontard, originaire de St-Lézin-d’Aubance, vicaire d’Echemiré, puis de St-Lézin, installé le 27 avril 1757, qui résigne en 1786. Le bénitier en marbre noir de l’église porte encore inscrit : Donné par Rontard, curé de cette paroisse, en 1765. – F. Peltier, 1785, 10 février 1791. – Dusouchay, 3 avril 1791, qui renonce à toutes fonctions ecclésiastiques le 23 frimaire an II.
Il existait à l’Ermitière, aujourd’hui les Ermitiers, V. ce mot, une petite chapelle, qualifiée de prieuré et qui dépendant de Toussaint d’Angers.
Le fief formait au XVIe siècle une châtellenie, appartenant à la famille de Montalais et réuni dès la fin du XVIIe siècle à la seigneurie de Sautré.
La paroisse dépendait du Doyenné d’Ecuillé, de l’Archidiaconé d’outre-Maine, de l’Election d’Angers, du District de Châteauneuf. On y compait en 1789, 47 familles, 150 habitants en peine de vivre. L’agriculture se réduisait aux ensemencements, sans élève de bétail autrement que pour les travaux des fermes. – Les Chouans y vinrent abattre le 9 fructidor an II l’arbre de la liberté ; les familles patriotes avaient eu le temps de s’enfuir.
Maires : Cadeau, 1er fructidor an VIII. – Mottais, 2 janvier 1808, démissionnaire. – Joseph Fromy, 9 mai 1808. – Coquery, 15 janvier 1816. – Pierre ? Chasseboeuf, 16 décembre 1820. – José-René Touchet, 28 mai 1858, démissionnaire le 5 juin 1832. – Elie Bourbon, 1832. – François Guerrier, 1834, mort le 4 février 1836. – Augustin-Jean Parage, 29 mars 1836, démissionnaire le 23 novembre 1840. – Auguste Brichet, 2 février 1841. – Cotin, 1876, en fonctions, 1877.
