L comme LARMES ou Jeanne TROUILLARD (~1570-1638)

Où l’on découvre quelques bribes de la vie de Jeanne TROUILLARD, son acte de décès, incomplet lui aussi, mais où l’on apprend comment se déroulait les derniers instants d’un mourant…

Même s’ils pleuraient – et il y avait de quoi ! – nos poilus avaient un courage immense… Et même s’ils étaient envahis par la peur et l’effroi, nul ne pourra dire qu’ils étaient pleutres, peureux, ou trouillards… à l’instar des innombrables TROUILLARD de ma généalogie qui n’étaient peureux que de nom…


Voici donc la vie, très parcellaire, de Jeanne TROUILLARD (Génération 14 – Sosa 16147 et 16275).

Elle était femme de René LEDUC dont elle eut au moins deux enfants, Nicole (vers 1600) dont je descends, et Jean et je ne la connais qu’au travers des actes de mariages de ses deux enfants, mariés à Sarrigné.

Sarrigné se situe entre Le Plessis-Grammoire et Bauné.

 

Jeanne TROUILLARD était encore en vie le 24 juillet 1629. Voici le mariage de Nicole LEDUC qui épousa  à Sarrigné, le 24 juillet 1629, Jean LE VOYER (ou encore  LE VOIER, LE VAYER…).

Mariage de Jean LE VAIER et Nicole LEDUC, fille de Jeanne TROUILLARD, le 24 juillet 1629 à Sarrigné – (AD49)

Le vingt et quatriesme jour de juillet mil six cent vingt et neuf ont espousé en l’eglise de Sarigné Jean LE VAIER fils d’Estienne LE VAYER et de Jeanne POUTIER et Nicolle LE DUC fille de René LE DUC et de Jeanne TROULLIARD tous paroissiens de cette paroisse, en presance de Jehan BRIFFAUX, de Jouachim POUTIER et Me René GESLIN mestre chirugien audit Sarigné.

Au mariage de son fils, Jean LEDUC, le 19 juillet 1633 à Sarrigné, Jeanne TROUILLARD est encore en vie.

Le dixneufiesme jour de juillet mil six cens trante et trois a esté epouzé Jean LEDUC filz de René LE DUC et de Jeanne TROULLIARD ses pere et mere, avec Nicolle LICOUAS fille de Symphorien LYCOUAS et de Jeanne MEFFRAY ces pere et mere, et tous present avec leurs autre amys et parans.

Un acte de décès très incomplet

Je n’ai pas mis très longtemps alors à découvrir l’acte de décès de Jeanne TROUILLARD. Hélas, elle n’est même pas nommée et l’acte est très incomplet.

Acte de sépulture de Jeanne TROUILLARD, femme de René LEDUC, Sarrigné -(AD49)

Le [blanc] femme de René LEDUC demeurant à La Perchaudière parroise de Sarigné, decedda en la communion de l’église pendant sa maladie fut receut du Très Sainct Viatique et fut ensepulturé dans le cimetiere dudit Sarigné, le mesme jour par moy soubz signé curé dudit lieu.
[L’acte se trouve entre le 17 février 1638 et le 7 septembre 1638.]

Et voici La Perchaudière où elle demeurait et où elle mourut au cours de l’année 1638.

Les derniers Sacrements…

L’acte de décès de Jeanne TROUILLARD est certes incomplet, mais il nous permet de découvrir les derniers instants de sa vie. Le prêtre a noté en effet avec soin les sacrements qu’il lui a administré :  il précise ainsi  qu’elle a pu recevoir le Très Saint Viatique.

Selon le lexique du site Liturgie et Sacrements, le Viatique, du latin viaiicum : « provisions de voyage », via signifiant « route », est la communion eucharistique apportée à un malade proche de la mort, pour le fortifier en vue du « passage » vers l’au-delà. Les rites liturgiques ont évolué au cours des temps, mais il semble, au travers des actes de sépultures écrits par ce prêtre que certains mourants n’ont pas eu la chance, comme Jeanne TROUILLARD, de pouvoir accomplir le rituel en entier.

C’est le cas par exemple du chapelain de Sarrigné, Messire Jehan BOUTTIER, inhumé le 8 février 1639 qui « ne put recevoir que le sacrement et l’extrême onction, à cause de « sa briefve et véhémente maladie« .

Quant à Ambroise RODAYER, habitant d’Angers, mort subitement le 17 septembre 1638 à Sarrigné d’une « maladie pestilentieuse », il ne reçoit pour sa part que le sacrement de Pénitence.

Voici enfin un dernier exemple, celui de Louise BELLANGER, femme de Symphorien LICOIS, inhumée le 27 janvier 1637, mais qui « fut detenue de maladie le 18 ème du présent mois et privée et empeschée de parole, pourquoy on ne luy peut administré d’autre sacrement que celuy de l’extreme onction« .

Si j’ai bien compris, il semble donc y avoir pour les mourants trois Sacrements : l’Eucharistie (ou la Communion de L’Eglise), le Sacrement de pénitence et l’Extrême Onction, qui, les trois réunis, forment Le Très Saint Viatique…


A faire :

  • Renée LE DUC, femme de Jean BROSSAYS, et François LEDUC, époux de Symphorienne DELAPORTE sont très certainement des enfants de René LEDUC et de Jeanne TROUILLARD. Recherches en cours…

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