I comme Saint-Hilaire-du-Bois

Pas de paroisse en I dans les lieux de mes ancêtres au Maine-et-Loire, je triche dont un peu en prenant le nom de cette paroisse phonétiquement : St-[i]laire du-Bois…

Situation

Saint-Hilaire-du-Bois est une ancienne commune du Maine-et-Loire (49), située au sud-ouest de Vihiers. Elle est rattachée en 1974, avec Le Voide, à Vihiers. Un nouveau regroupement intervient en 1976 avec la création de la nouvelle commune Lys-Haut-Layon dans laquelle elle est une commune déléguée.

Mes ancêtres originaires de St-Hilaire-du-Bois

Ce lieu est utilisé 121 fois dans mon arbre et 24 fois pour des événements concernant mes ancêtres directs.

Principaux patronymes

BOUSSION – CESBRON – DENECHERE – GAUDICHEAUGROLLEAU– MASSICOT – RABIER

Baptêmes

Andrée PROUST, sans doute baptisée vers 1600, épouse d’Emery RABIER, maréchal au Bourneau, sans doute lui-même baptisé à Saint-Hilaire-du-Bois vers 1580 (mais les registres de la paroisse ne remontent pas aussi loin.)

Louise GROLLEAU, baptisée le 4 mai 1637. Son père, Pierre GROLLEAU était métayer au lieu dit Le Pré de la Selle. Elle épousa René BRUNET et eut 8 enfants, dont deux fois des jumeaux.

Louise BORDIER, naquit à Saint-Hilaire-du-Bois, au Puy-Mimbault où son père, René BORDIER, était métayer, le 2 janvier 1638. En 1664, elle épousa Laurent GAUDICHEAU qui était né à La Frémondière en 1640, et, au début de leur mariage, ils s’établirent à la Petite Godinière.

La même année que Louise, naquit également à St-Hilaire-du-Bois, le 17 août 1638, Perrine DENECHERE, fille de Mathurin DENECHERE, métayer de l’Epinay, et de Louise FROGER.

En 1658 naquit Jeanne BOUSSION, fille de Louis BOUSSION, meunier, qui avait épousé, le 8 février 1652, Perrine RABIER, fille d’Emery RABIER et d’Andrée PROUST. Elle se maria avec un métayer de La Tourlandry, François CHOUSTEAU.

Perrine MASSICOT fut baptisée à Saint-Hilaire-du-Bois en 1664. Elle était la fille de Michel MASSICOT, journalier à Geneton, et de Julienne RABIN. Elle épousa en 1669, Jean BOUSSION, un métayer de Coron.

Outre les mariages évoqués ci-dessus, se sont mariés à Saint-Hilaire-du-Bois :

Hilairette TURPAULT, vraisemblablement originaire de Saint-Hilaire-du-Bois, fille d’Urbain TURPAULT et de Jeanne HILAIRE qui vivaient à La Galinière dans la dite paroisse, épousa le 4 février 1651, François DAVY.

Michel MASSICOT se maria à St-Hilaire du-Bois avec Julienne RABIN le 30 juin 1661. Leur mariage est filiatif et indique que toutes les parties sont de la paroisse : Michel est fils de Mathurin MASSICOT et de Lousie DAVY, tandis que Julienne est issue d’Urbain RABIN et de Françoise SECHER, mais je n’ai fait aucune recherches à leur sujet. Il faudra donc que j’essaie d’en savoir plus…

Louise RULLIER, veuve de Guillaume GAUDICHEAU, épouse en secondes noces Jean TURPAULT, le 21 octobre 1653. Dans un challenge précédent, j’évoquais ce mariage, source de quelques sueurs froides…

Décès

Au moins quinze de mes ancêtres directs sont morts à Saint-Hilaire-du-Bois :

  • Pierre GROLLEAU, 17 novembre 1639, Le Pré de la Selle.
  • Après 5 jours de maladie, Guillaume GAUDICHEAU mourut, le 27 avril 1649, à La Frémondière.
  • Mathurin DENECHERE, 8 juillet 1655, L’Epinay.
  • Andrée PROUST, 20 février 1657, Le Bourneau.
  • Emery RABIER, maréchal au Bourneau, y mourut le 16 janvier 1660, âgé d’au moins 80 ans.
  • Jeanne HILAIRE, 11 décembre 1661, La Galinière.
  • Louise RULLIER, épouse de Guillaume GAUDICHEAU, 24 novembre 1662.
  • Andrée CHEMINEAU, veuve de Pierre GROLLEAU depuis 1639, mourut le 2 août 1663 à La Thélande où elle demeurait depuis son remariage avec Pierre CATROUX.
  • Louise FROGER, 20 octobre 1668, L’Epinay.
  • Jeanne CESBRON, 20 octobre 1670.
  • Michel MASSICOT, 18 octobre 1675, Geneton.
  • Louise CHUPIN, 8 septembre 1678, Le Godet.
  • Perrine DENECHERE, 13 janvier 1680.
  • Louis BOUSSION, 21 septembre 1687.
  • Perrine RABIER, 28 octobre 1687, un mois seulement après son mari.

Histoires insolites à Saint-Hilaire-du-Bois

En cours…

Saint-Hilaire par Célestin Port

Saint-Hilaire-du-Bois, canton de Vihiers (3 kil.), arrondissement de Saumur (43 kil.) ; — à 5O kil. d’Angers. — Parochia sancti Hilarii 1078 (Cartul. de St-Jouin, p. 22). — Parochia sancti Hilarii de Bosco 1293 (E 802). — Sur de hauts plateaux découpés par le Lys et ses affluents, — entre Vihiers, Montilliers (7 kil.) et Cernusson (7 kil.) au Nord, le Voide (5 kil.) au Nord-Est, Saint-Paul-du-Bois (5 kil. 1/2) au Sud, les Cerqueux-sous-Passayant (6 kil.), Cernusson à l’Est, Coron (9 kil.) à l’Ouest, la Plaine (9 kil.) au Sud-Ouest.

Par le centre du territoire monte directement du Sud-Ouest la route départementale de Châtillon à Vihiers, qui se brise, en inclinant vers Nord, dans le bourg même. Dans la partie orientale, passe à 2 kil. 600 mèt. de l’église, la route départementale de Niort à Angers, empruntée durant presque tout son parcours sur le territoire par le chemin de grande communication de Vihiers à Thouars, qui s’en détache en se continuant vers Sud-Est — A l’opposé, la roule nationale de Saumur aux Sables dessert l’extrême confin Nord-Ouest, confondue avec la route de Saumur à Nantes, qui s’en détache vers Nord-Ouest, au point même où aborde un chemin vicinal, qui franchit la Lys, traverse le bourg et rejoint à l’Est la route de Niort.

La Lys, qui forme quelque temps une bordure sinueuse vers O., pénètre de l’Ouest à l’Est et se replie vers Nord à un kilomètre du bourg jusqu’à son passage sous la route de Saumur, — grossie à gauche par le ruisseau de la Lansonnière, à droite par le ruisseau de Beloup, qui forment limites entre Coron. — Y naît le ruisseau du Pont-Moreau, affluent du Layon.

En dépendent de nombreux hameaux et villages que les recensements groupent dans les cantons du Bourneau (40 mais., 187 hab.), des Amions (30 mais., 169 hab.), de la Quartrèche (11 mais., 71 hab.), du Plessis (30 mais., 116 hab.), de la Guichardière (38 mais., 132 hab.), du Domino (62 mais., 234 hab.), sans autre château que le Coudray-Montbault.

Superficie : Avant 1854 elle comprenait 4080 hectares, s’étendant jusqu’à l’entrée du bourg des Cerqueux et enveloppant à demi Vihiers. La loi du 29 juin 1854 lui a enlevé au profit des Cerquenx, 744 hectares, — lui laissant encore 3335 hectares 31 ares 50 centiares.

Population : 217 feux, 990 hab. en 1720-1726. — 250 feux, 1427 hab. en 1789. — 1356 hab. en 1831. — 1383 hab, en 1841. — 1573 hab. en 1851. — 1456 hab. en 1856, par suite de la réduction du territoire. — 1514 hab. en 1861. — 1483 hab. en 1866. — 1362 hab. en 1872. — 1,352 hab. en 1876, — en développement continu pendant 30 ans, qui paraît arrêté depuis 15 ans.

Le bourg (134 mais., 145 mén., 443 hab.) se groupait primitivement à l’entour de l’église, à l’Ouest de la route sur laquelle s’alignent les maisons neuves uniformes, basses, les angles bordés de briques sombres, le tout chargé de briques rouges.

Nul commerce que de productions agricoles et de bestiaux engraissés.

Perception et Bureau de poste de Vihiers.

La Mairie occupe, dans un jardin, un petit pavillon, d’ailleurs propre et bien tenu, où le cabinet du maire est installé dans une armoire, — avec table et rayons à l’intérieur, — qui s’ouvre sur un côté et de l’autre est éclairé par un étroit carreau.

Ecole laïque de garçons. — Ecole de filles (Sœurs de la Salle-de-Vihiers). — Salle d’asile construite en 1874.

L’Eglise, dédiée à St Hilaire (succursale, 30 septembre 1807), conservait jusqu’à ces dernières années son portail roman, relié par des assises de pierre en arête de poisson (XIe s.). Une restauration en 1864 a transformé et allongé la nef, ne laissant debout que les derniers murs au pied du clocher et le chœur terminé en pignon, le fond éclairé à peine d’une longue et étroite fenêtre, sans moulure, toute la partie ancienne construite en petit appareil de blocs de schiste irréguliers, régulièrement alignés dans un lit de ciment.

Le territoire est un des centres les plus anciennement habités, quoiqu’il n’y subsiste aucune trace antique. La haute motte, dit la Motte-des-Fées, dont le pied vers l’Ouest se prolonge en pente abrupte jusqu’à la Lys, (Voir t. II. p. 751, col. 2), a fourni matière à force légendes populaires, qui y voient un repaire de fées impénétrable, une cache de trésors. Bodin et d’autres après lui en ont fait une tombelle celtique. Ce n’est à vrai dire qu’un soulèvement naturel de rocher, exploité en partie vers Nord et que contourne un étroit sentier jusqu’à une double plate-forme inégale, où nul vestige historique n’a jamais été rencontré. — Les grands chemins de Châtillon et de Thouars se rencontraient sous l’église, dont la fondation doit dater des premiers âges de la prédication chrétienne. L’on sait que jusqu’au XIe s. elle fut le siège d’un doyenné transporté à Vihiers, lors de la fondation du château par les comtes (1016). La cure resta par suite une annexe du Doyenné de Vihiers. — « L’houstel, maison, court, jardins, douve, vivier, … appelé le Doyenné » joignait l’église et le cimetière, et d’autre part le grand chemin de la Salle-de-Vihiers. Dans un champ, près le bourg, on connaît encore la Cave-au-Doyen, bordée d’un banc circulaire de pierre avec voûte et autel. L’entrée en a été seulement recouverte vers 1855 de branchages et d’une couche de terre.

Les registres de la paroisse ne remontent pas avant 1751. — Curés-doyens : Pierre Martineau, 1594. — Charles Coiscault, 1624, 1642. — Bouchiron, 1669. — Louis-Aimé Moreau, 1751. † le 30 janvier 1786, âgé de 59 ans. — Jacques-Joseph Prudhomme, mars 1786, déporté en Espagne en septembre 1792. — J. Regnard, installé constitutionnellement au simple titre de curé.

Y meurt le 5 novembre 1751 Marie Girard, veuve de Jean Courneau, âgée de 90 ans passés, « dont la mémoire, — dit l’acte de sépulture, — doit être précieuse à la paroisse par l’établissement des écoles pour les filles et du soin des pauvres malades. »

La paroisse n’a pas d’autre histoire que celle de la baronnie de Vihiers où elle se confond. — A l’extrémité vers Nord s’y élevait le prieuré du Coudray-Montbault, (Voir ce mot). — Elle dépendait du diocèse de Poitiers jusqu’en 1307, du diocèse de Maillezais jusqu’en 1648 et plus tard du diocèse de la Rochelle, de l’Election et des Aides de Montreuil-Bellay, du ressort judiciaire d’Angers, fors les quartiers du Plessis, des Amiens, des Plaudières et partie du Domino, c’est-à-dire, la partie à l’Est de l’ancienne route de Châtillon, qui ressortissait de Saumur ; — du District de Montreuil-Bellay en 1788, de Vihiers en 1790. — A peine s’il y reste trace aujourd’hui des bois qui la recouvraient autrefois, comme le rappelle son nom. — La commune était menacée en l’an X d’être réunie à Vihiers.

Maires : Louis Gentil, précédemment agent municipal, 1er fructidor an VIII. — François Chalet, 2 janvier 1808. — Louis Guilbault, 8 juin 1816. — Marc Rabier, 9 mai 1826. — Chalet, 2 février 1831. — René Bourgeois, janvier 1835, † le 15 juin suivant. — Franç. Guilbault, 3 septembre 1835, installé le 20, † le 12 avril 1841. —Jean Bodet, installé le 13 juin 1841. — Jean Poupard, 22 janvier 1859, installé le 1er février. — Maurat, 1865, en fonctions, 1877.

Quelques lieux-dits

Le Bourneau. Le Bourgnault (Cassini). Village. – Le lieu et appartenances du Bourneau 1469 (Pr. du COudray-Montb.). – Appartenait à la seigneurie du Coudray-Montbault. Emery RABIER y était maréchal.

L’ Epinay. Ferme. – La maison noble de l(Epinay 1540 (C105, f.189) relevait du Coudray-Monbault et de Vezins et appartenait à Antoine de Lesperonnière. Mathurin DENECHERE y était métayer.

La Frémondière. La Frémoncière (Cassinini). Hameau. Guillaume GAUDICHEAU y était laboureur.

Genêton. Hameau, commune du Voide. – Ancienne métairie avec douves et bois taillis, qui dépendaient du château du Coudray-Montbault. Demeure de la famille MASSICOT.

Le Pré-de-la-Selle. Hameau, commune de St-Hilaire-du-Bois, 1461, 1553 (Pr. du COudr.-M.). – Ancien domaine, avec annexe du bordage des Millonnes ou Treize-Vents.

Le Puy-Montbault. Ferme. Territorium et terrae de Puteo 1297 (Pr du COudray). – Mimbeault (Cassini). – Ancien fief et seigneurie, appartenant dès le XIIIe siècle aux seigneurs du Coudray-Montbault ; en 1592 à Guy du Verger, mari de Louise de la Haie-Montbault, en 1770 à J.-B. de la Haie-Montbault. – L’ancien manoir est détruit, mais la chapelle aux fenêtres ogivales existe necore, transformée en écurie.


Notes

Hilaire CESBRON est l’ancêtre le plus ancien que j’ai retrouvé à Saint-Hilaire-du-Bois. Il y serait né vers 1580, mais les registres de la paroisse ne remontent qu’en 1635. De son union avec Julienne PROUST, il eut une fille, Jeanne, née aux alentours de 1610. Elle avait épousé René BORDIER, métayer du Puy Mimbault. [Hélas ! Après vérification – chose que j’aurais dû faire avant ! – deux René BORDIER cohabitent en même temps à Saint-Hilaire-du-Bois, et le mariage filiatif du 17 février 1636 est celui de René BORDIER et de Suzanne TIERCELIN et non celui de René BORDIER et Jeanne CESBRON… Quatre ascendants de moins – mais une erreur rectifiée !]

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