P comme PONTIGNÉ

  1. Situation
  2. Mes ancêtres originaires de Pontigné
  3. Histoires insolites à Pontigné
  4. Pontigné par Célestin Port

Situation

Pontigné est une ancienne commune du Maine-et-Loire, située dans le Baugeois, qui, le premier janvier 2013, a été regroupée avec les communes de BaugéMontpollinSaint-Martin-d’Arcé et Le Vieil-Baugé pour former la commune nouvelle dénommée Baugé-en-Anjou.

Mes ancêtres originaires de Pontigné

Principaux patronymes

FARINEAULEBRETONLUDEAU

Baptêmes

Mon plus ancien baptême découvert à Pontigné est celui de Pierre LUDEAU, fils de Philippe LUDEAU et de Jeanne BERAULT, baptisé le 16 août 1588.

Le baptême d’Isaie FARINEAU eut lieu le 26 août 1601. Son prénom est parfois orthographié de drôle de manière. Ici on peut lire Izaye.

En 1620, parrain de sa nièce, Françoise ROBIN, il signe Ysaye Farineau :

Quelques mariages

Le 2 avril 1663, Simon LEBRETON épousait Marguerite BOUGARD, fille de René BOUGARD et de Jeanne Frignard, desquels je ne sais rien.

Le 30 janvier 1680, Mathurin FARINEAU épousait Françoise LUDEAU, fille de Guillaume LUDEAU et de Françoise ERIN.

En 1690, le 4 avril, Joseph LEBRETON épousait Andrée GROSBOIS dont j’ignore l’ascendance – ou plutôt, dont j’ignorais l’ascendance, car je viens de la découvrir, de manière fortuite, sur Geneanet. Je ne peux encore l’exposer ici, mais j’y reviendrai bien vite après le Challenge AZ ( qui sinon ne sera jamais terminé !)

Ont également convolé en justes noces à Pontigné, Jacques FARINEAU avec Marguerite LEBRETON, le 25 juin 1715, ainsi que Charlotte BENOIT, veuve de Joseph HAQUET, qui épousa, le 12 octobre 1779, Jean PIVERT, un closier de Pontigné. Elle y mourut, l’année suivante, le 28 mai 1680, âgée de 43 ans.

Sépultures

Selon Heredis, onze de mes ancêtres directs ont été inhumés à Pontigné :

  • Simon LEBRETON, 20 octobre 1678, dans le grand cimetière.
  • Ysaie FARINEAU, 19 octobre 1979, dans le grand cimetière.
  • Françoise LUDEAU, 9 mars 1694, dans le grand cimetière.
  • Françoise ERIN, 22 octobre 1695, dans le grand cimetière.
  • Marguerite BOUGARD, 8 mars 1697, dans le grand cimetière.
  • Mathurin FARINEAU, 13 février 1706, dans le cimetière.
  • Joseph LEBRETON, 5 octobre 1709.
  • Andrée GROSBOIS, 20 février 1730.
  • Marguerite BRETON, 12 octobre 1730, dans le cimetière.
  • Jacques FARINEAU, 7 décembre 1760.
  • Charlotte BENOIT, 27 mai 1780.

Histoires insolites à Pontigné

Quelques jolis dessins…

Pontigné-1604-Fleur

Les actes de baptêmes des enfants de Macé FARINEAU se trouvent dans un joli registre, illustré de quelques dessins réalisés peut-être par le vicaire de Pontigné. En voici quelques uns…

Pontigné-1604-vase de fleurs
Pontigné – B – 1576-1606, vue 98/103 (AD49)

Et d’étranges actes de baptêmes codés… (que j’ai utilisés sans vergogne à la lettre X de quelques challenges AZ précédents !) Cela commence à Cheviré-le-Rouge, mais c’est à Pontigné que j’ai trouvé la solution.

Pontigné par Célestin Port

Pontigné, canton et arrondissement de Baugé (5 kil.); — à 45 kil. d’Angers. — Podentiniacus 774 (D. Bouq., V, 737). — Décima Pontigneii 1190 circa (Bilard, n° 574). — Parochia de Pontigne 1287 (G 340, f. 66). — Sur les coteaux riverains du Couesnon (87-90 mèt.) ; — entre Lasse (4 kil.) à l’Est, Vaulandry (5 kil. 500) au Nord, Baugé et St-Martin-d’Arcé (3 kil. 1/2) =à l’Ouest, le Guédéniau (6 kil. 1/2) et Bocé (6 kil.) au Sud.

Le chemin d’intérêt commun de Baugé à Chavagnes longe la rive droite de l’Ouest à l’Est, formant une brusque et rapide courbe pour traverser le bourg, tandis qu’à l’extrémité vers Sud, sur la rive gauche, passe directement la route départementale d’Angers à Tours.

Y passent le Couesnon, formant une profonde vallée centrale, — et le ruisseau des Etangs; — y naissent les ruisseaux de la Vieille-Coulée, des Capucins, de Vernusse et de Villaine.

En dépendent les hameaux de la Marqueraie (3 mais., 6 hab.), des Monneries (5mais., 22 hab.), de Villaine (3 mais., 17 hab.), de la Galimardière (4 mais., 14 hab.), les châteaux de Bordes, Grézillon, la Motte, Marolles et une soixantaine de fermes ou écarts.

Superficie : 2417 hectares, dont 40 hectares en vignes, 270 hectares en bois, la forêt domaniale de Chandelais en occupant 106 hectares 67.

Population ; 139 feux, 630 hab. en 1720-1726. — 568 hab. en 1790. — 811 hab. en 1831. — 732 hab. en 1841. —689 hab. en 1851. — 656 hab. en 1861. — 636 hab. en 1866. — 616 hab. en 1872, — en décadence rapide et constante, — dont 100 hab. (33 mais., 33 ménages) au bourg.

Nulle autre culture ni commerce que de blé ; — 6 moulins à eau sur un espace de 5 kilomètres.

Bureau de poste et Perception de Baugé.

Mairie, avec Ecole communale laïque de garçons installée depuis 1874 dans l’ancienne cure, grand et beau logis, avec écussons vides aux fenêtres vers Nord, construit en 1713 par le curé Bourguignon. — Ecole communale de filles (Sœurs de la Pommeraie).

L’Eglise, sous le vocable de St Denis (succursale, 5 nivôse an XIII), est une des plus remarquables du Baugeois, construite tout entière en appareil moyen régulier, où se reconnaissent seulement quelques traces de petit appareil irrégulier, restes d’une église antérieure. Le plan présente une croix latine, cantonnée aux angles du transept et du chœur de petites absidioles rondes. La façade, autrefois précédée, dit-on, d’un porche sans doute en bois, s’ouvre par un large portail ogival de quatre voussures concentriques à Claveaux nus réguliers, sans autre ornementation que des moulures rondes intercalaires, portées sur des colonnettes à chapiteaux mutilés. De droite et de gauche s’y relient, à hauteur de la retombée des archivoltes, les arceaux d’une fausse baie plus petite et, à l’angle, un haut et puissant contrefort. Une informe statue de St Denis, absolument fruste, domine la pointe extérieure  de l’arc central. — Au-dessus court une ligne de pierre, sur 14 modillons sculptés d’animaux, de feuillages et de fleurs ; au centre, une haute et large fenêtre romane, couronnée d’un fer à cheval, — et formant le faîte, un large pignon évasé. — La nef unique comprend deux travées, éclairées de fenêtres romanes, qui extérieurement ont conservé leur aspect antique, — la voûte en tiers point maintenue par une croisée de fortes nervures rondes en saillie, avec clés sculptées et peintes. L’arc doubleau, qui les sépare, retombe sur deux grosses demi-colonnes engagées, avec chapiteaux à dents de scie ou à feuillage ; ceux de l’arc ogival, qui termine la nef, forment une touffe de feuilles d’eau, dont les crochets pendent en saillie comme de gros glands ; ceux du transept sont décorés de fougères, de feuilles d’eau et de houx et d’entrelacs fantastiques ; sur l’un à droite, figurent trois personnages ; sur l’autre, s’ouvre béante la gueule du démon. — Le transept, voûté comme la nef (fin du XIIe siècle), porte le clocher à base carrée, surmonté d’un toit pointu en ardoise. Chaque bras comprend deux étroites travées, voûtées la première en calotte sphérique, la deuxième en berceau ogival, le fond éclairé par une fenêtre romane, les chapiteaux animés de monstres fantastiques, de têtes d’hommes bizarres, le mur contourné par une bordure en damier, le tout peint, — comme l’était primitivement toute l’église, — de fleurs et de rinceaux entrelacés, d’une variété et d’une originalité peu communes. —Les petites absidioles, depuis longtemps condamnées, qui s’ouvraient latéralement au chœur, forment aujourd’hui la principale curiosité de l’édifice. Celle de droite se cache complétement bouchée par l’autel de St-Sébastien. L’enlèvement d’un tuffeau mobile, dans le tombeau même de l’autel, permet pourtant d’y pénétrer en rampant. En s’éclairant d’un flambeau, on voit apparaitre sur le mur, au fond, le Père Eternel, nimbé, portant la boule du monde, en pleine gloire, entre les symboles des Evangélistes, l’ange, l’aigle, le lion, le bœuf ; au-dessous, un seigneur, tête nue, son casque à côté par terre ; auprès de lui, sa dame, à genoux, comme lui ; sur leur tête, leur écu armorié, celui du seigneur, de sable à 7 besants d’argent ; derrière la dame, une reinecouronnée, debout, chaque main appuyée sur uneépée ou une palme ; vis-à-vis, la résurrection deLazare par Jésus, assisté de deux apôtres, enprésence de huit ou dix juifs, qui admirent. L’humiditéa enlevé d’autres scènes figurées dans les parties inférieures (XVe siècle). Dans l’aile gauche, s’abrite l’autel de la Vierge, « fait, — comme une inscription l’indique sur le pied des piliers, — le 30 juillet 1626 par M. Bourguignon, curé », — dont se lit, à côté, sur une pierre encastrée dans le mur, l’épitaphe en 10 vers français reproduite par le Répert. arch. — L’autel couvre de même l’absidiole, mais en réservant sur la gauche un étroit passage. A la voûte trône une grande et admirable Vierge, d’aspect byzantin, aux couleurs encore éclatantes, quoique d’œuvre contemporaine de l’église, XIIe siècle. Elle tient l’Enfant, qui d’une main bénit et de l’autre lui présente des fleurs; au-dessous, à droite, diverses scènes s’enchevêtrent, représentant Jésus dans la crèche, les bergers, l’étable de Bethleem, un grand ange ailé debout, l’Annonciation, etc. ; dans l’angle, un personnage à demi-supprimé par le mur nouveau ; au bas, les restes encore de peintures disparues, comme disparaîtra sans doute l’œuvre entière, si remarquable et si précieuse. Un dessin en existe au Musée archéologique d’Angers.

Le chœur antique, de deux travées, dont la première porte sculpté à la clé le Père Eternel, avec nimbe crucigère, tenant la boule du monde, se termine par un mur plat percé de deux fenêtres en évasement, qu’on aperçoit du dehors entre trois contreforts plaqués. Mais à l’intérieur, un mur transversal, construit sur le rapport de l’architecte Jean Chevereux, de Baugé, en date du 6 novembre 1704, forme en mème temps le rétable du maître-autel et une réserve pour la sacristie. Il a pour but avant tout de soutenir la voûte, — comme l’indique l’inscription : Ad sustinendum moles ista constructa 1708, — et comme ii apparaît suffisamment par derrière à l’affaissement des pierres du chevet. — Dans des niches, à droite et à gauche, statues modernes de St Denis et de St Augustin ; — sur le fond, une toile, représentant la Naissance du Christ, dans la manière du chevalier Ernou, mais sans signature — A l’extérieur de l’édifice une moulure en fer à cheval couronne les fenêtres apparentes, et sous le toit court une ligne de modillons, en simple biseau sur le chœur, de dessins variés sur les absidioles.

A 2 kil. du bourg, dans un petit bois dépendant de la ferme de Pierre-Couverte, se cache un beau dolmen, déjà décrit ci-dessus, p. 91. Plus près du bourg, vers Sud-Est, aux abords de la route, existait aussi jusqu’en 1834 un peulvan de 4 mètres 42 de hauteur, reposant sur une pierre enterrée, — dont il a été fait à cette époque 12 mètres cubes de moellon. Millet en donne un dessin dans son Indicateur, pl. LXII. — On peut affirmer par ailleurs qu’une voie directe sur la rive droite du Couesnon correspondait à celle de la rive gauche, longeant les hauteurs du coteau et traversant tout le territoire ; mais il est étrange qu’aucun document ne renseigne sur les origines du pays. Il parait bien par un diplôme des premières années du règne de Charlemagne, que le domaine au VIIIe siècle appartenait à St-Martin de Tours. On ne sait ni à quelle époque ni en quelles mains il en sortit, ni comment se fonda l’église dont l’antiquité et l’importance sont attestées par l’œuvre même encore debout.

Ici, comme à Mouliherne, à Fougeré, à Joué, à Morannes, à Noyant, à Rochefort, ailleurs encore, la paroisse était desservie par deux curés titulaires, dont un à la nomination du seigneur du Lude, l’autre de l’évêque. Peut-être en pourrait-on induire que l’église aurait été fondée par le seigneur du Lude sur un territoire du domaine épiscopal.

Curés « de la cure épiscopale » : Legay, mort avant 1522. – Jacques Godefroy, 1576,1584. – Guy de la Rainneraie, 1585, mort le 18 juillet 1607. – Macé Bourguignon, 1608, mort le 12 septembre 1626. – Mathurin Rousseau, 1627, 1631. – Pierre Bourguignon, 1639, 1684. – Louis Gazeau, jeune, 1684, qui résigne en 1703.

Curés « de la cure seigneuriale » : François Samoyau, 1622, 1638. – Jean Gallais, mort en 1652. – VIncent Brochereul aumônier de la comtesse du Lude, nommé le 25 janvier 1653. – Jean-Baptiste Breteau, 166401698, qui résigne. – Jean-Louis Bourguignon, 1699, mort le 26 octobre 1716, âgé de 18 ans.

A la mort de ce dernier, les deux cures sont réunies aux mains du successeur de Gazeau, Jacques Chassebeuf, dont le testament est du 15 février 1730. – L. Maupoint, ancien desservant de Sobs, avril 1730, 1753. – Toustain de la Tufferie, 1754, résignataire en 1769, moyennant une pension de 500 livres. Il vivait encore en 1787. – André Huguereau, décembre 1769, mort le 13 janvier 1784, âgé de 53 ans. – Jean Pierre Pineau, février 1783, juin 1791. – Pierre-Julien Chatelain, constitutionnel, juillet 1791. – Il résidait plus tard à Baugé, chez sa soeur, et commandait des détachements à la poursuite des Chouans, avec une ardeur qui lui avait acquis un renom populaire, très-compromis en l’an IV par son impuissance à arrêter son neveu Chartrin, chef d’une des bandes et qu’on l’accusait d’éviter.

La seigneurie dépendait de la terre de Bareille en Chalonnes-sous-le-Lude, qui appartenait aux seigneurs du Lude et reportait aveu à la Flèche. – La paroisse dépendant de l’Archiprêtré du Lude, de l’Election et du District de Baugé.

Maires : Jacques Souillet, 1792. – Antoine Odiau, 1er messidor en VIII. – Georges-Louis Mabille-Duchesne, 4 novembre 1806. – Despoullains, 7 avril 1818. – Mabille-Despoullains, 12 juillet 1815. – Jenri-Louis-René Jarret, 7 décembre 1815, installé le 20 janvier 1816. – René Despoullains, 15 novembre 1831. – Lelièvre, 1864. – Naulet, 1866, en fonctions, 1876.


7 réflexions sur “P comme PONTIGNÉ

  1. Quand je parle d’archives diocésaines, c’est pour les années proches de nous. Peut-être y a-t-il un bulletin paroissial dans cette commune ou paroisse. Voir aussi le Courrier de l’ouest pour les années où le prêtre était curé… Un article y est peut-être apparu pour fêter son arrivée. Bon courage.

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    1. Je viens de trouver sur internet les obsèques d’un Abbé Pierre Dupé dcd le 10 janvier 2017 à Beaupréau-en-Mauges (prononcer Beaupreau) obsèques qui ont eu lieu en l’église de Neuvy-en-Mauges – Il avait 93 ans. donc né en 1924. Serait-ce la personne que cherche Rose Virgule ?

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